VIEDMA, El Condor et les perroquets
Le 1er novembre, nous arrivons à VIEDMA en milieu d'après-midi après une route n°3 droite, asphaltée et monotone sauf sur la dernière partie où nous avons commencé à voir des arbres et notamment des pommiers.
Nous visitons la ville de VIEDMA et sa voisine CARMEN DE PATAGONES. Ces deux villes sont paisiblement posées le long des rives du Rio Negro et l'on a pu atteindre l'autre rive à l'aide de petites embarcations appelées "lanchas".
L'architecture n'est pas très développé mais nous avons pu voir deux belles églises avec des clochers ce qui est assez rare ici. Dans les campagnes, vous ne pouvez pas vous repérer au clocher pour situer un village car ils n'en ont pas.
Alors que nous repartions, nous avons été abordé par MARCOS, un argentin d'origine française par son père, ingénieur agronome dans la région et nous avons pu discuter un moment avec lui de la France mais aussi de son pays.
Nous reprenons ensuite la route pour faire une trentaine de kilomètres afin d'atteindre notre destination : BALNEIRO EL CONDOR.
Après nous être engagé dans un chemin privé sans issue, nous avons rencontré de charmantes personnes qui nous ont indiqué où nous pouvions nous installer mais aussi si nous voulions un endroit plus tranquille, que nous pouvions nous garer en face de leur maison.
Trouvant le premier emplacement correct, nous avons décliné gentillement leur invitation. Nous restons cependant toujours aussi agréablement surpris de la gentillesse des argentins.
A peine arrivé, nous entendons un bruit assez assourdissant d'oiseaux : nous ne sommes qu'à 300 mètres de la falaise où nichent les perroquets.
Nous nous y rendons immédiatement mais le soleil en fin de journée n'éclaire plus la paroi et les oiseaux, bien que magnifiques, restent un peu gris et ternes.
Nous décidons alors d'attendre le lendemain matin pour profiter dés le levée du jour des rayons du soleil sur l'ensemble des oiseaux.
Nous passons toute la matinée à regarder et à photographier les perroquets. Il s'agit ici de la plus grande colonie au monde de cet oiseau. Ils sont des milliers à nicher dans la paroi de la falaise sur une longueur de plus de 500 mètres. Il y a en permanence des envolées de plusieurs d'entre eux et un brouhaha de leurs cris qui va crescendo plus nous nous rapprochons de la paroi.
Nous faisons pleins d'essais avec l'appareil photo pour prendre la photo la plus belle et nous nous retrouvons en début d'après-midi avec plus de 1 000 photos.
Il faut en faire un tri pour pouvoir ne garder que les plus belles mais ce n'est pas très facile. J'espère que vous m'excuserez si sur le site JOOMEO vous trouvez qu'il y en a trop mais c'est vraiment trop dur d'en supprrimer.
Disposant d'une connexion wifi correcte, nous décidons de rester à notre bivouac sur le parking des apparts'hotel d'EL CONDOR. Ainsi, nous pouvons saluer nos cousins lors de la réunion "foire" annuelle. Même si la liaison n'est pas très très bonne, cela nous fait tout de même plaisir de pouvoir tous les saluer. Bien sûr, c'est aussi avec un petit pincement au coeur que nous coupons la communication car à y repenser, c'est certainement la première fois depuis la création de cet institution, que nous n'y sommes pas.
Nous participons cependant en adressant notre dessin (hors concours)
Ensuite pour se changer les idées, nous avons la chance de rencontrer un nombre important de personnes soit argentines soit autres voyageurs français, qui sont intrigués par notre véhicule avec cellule et qui viennent spontanément nous parler.
Avec les argentins, il est un peu difficile de communiquer car même si vous leur demandez de parler moins vite, cela ne dure généralement pas très longtemps, et je suis régulièrement perdue. Mais le language des signes fonctionne bien et Patrice m'étonne régulièrement à "converser" avec des argentins pendant un certain temps. Mais il y a toujours la question fatidique qui l'oblige à me demander mon aide pour pouvoir répondre.
Ah !! la langue espagnol n'est pas aussi facile que çà a pratiqué !!!!
Nous passons ainsi notre fin d'après-midi à la mise à jour de notre blog et réponse aux mails dans une bonne ambiance
Le lendemain matin, estimant que nous avions assez de photos des perroquets sur la paroi rocheuse, Patrice décide de monter sur la falaise pour faire des photos par le dessus, ce qui est loin d'être simple. J'en profite pour continuer la mise à jour informatique : tri des photos, montages, rédaction du blog .....un vrai boulot !!!!
Patrice revient content de son expédition mais au visionnage des photos, il estime qu'il peut mieux faire et nous décidons de gravir de nouveau la falaise pour refaire des photos l'après-midi et le lendemain matin.
Sur la falaise des perroquets se trouve le phare le plus vieux d'Argentine, nous décidons donc d'aller le visiter. Nous interrogeons une personne sur place en plein travail de menuiserie qui nous indique que les visites sont le matin de telle heure à telle heure, et l'après-midi de telle heure à telle heure. Comme il nous reste qu'une demi-heure à attendre, nous décidons de rester pour attendre l'heure de la visite.
Celle-ci arrive mais rien se passe. Nous nous disons qu'il s'agit sûrement de l'horaire argentin qui n'est pas toujours très fiable. Mais maintenant, une heure se passe, et il n'y a toujours aucun mouvement et pendant ce temps là, nous nous faisons attaquer par des oiseaux.
Vous connaissez la patience légendaire de Patrice, au bout d'une heure et quart, il décide de partir. Et alors, à la sortie nous trouvons un panneau nous indiquant que les visites ont lieu le mardi, le jeudi et le samedi.......et nous sommes vendredi. C'est dommage que je ne parle pas mieux espagnol car j'aurai été dire deux mots à la personne qui nous avait renseignée !!!
Enfin, nous avons cependant passé une bonne après-midi et à notre retour près de la Casilla sur la plage, nous nous rendons près d'un pécheur pour voir les résulats de son après-midi de pèche. Elle a été fructueuse car l'homme a pêché 6 beaux poissons et un petit requin qu'il est en train de dépiauter. Je me renseigne auprès de lui pour savoir s'il peut nous vendre du poisson et à notre grande surprise, je rente à la Casilla avec deux beaux poissons êtétés, vidés et lavés et pour aucun peso, le pêcheur m'indiquant que la mer est à tout le monde et gratuite.
Je l'en remercie fortement et sur le rivage des femmes qui étaient là pour se détendre m'interpellent pour me donner des conseils sur la cuisson des poissons. Ce sera au four selon leurs conseils. Et hop, un repas tout tout frais (le poisson bougeait encore pendant que je préparais les papillottes !!!) et délicieux.
Nous passons de nouveau une très bonne soirée et rencontrons Carlos et sa femme qui apprenant notre prochaine route, nous indique sur un papier les points de haltes à faire et aussi une personne à aller saluer lors de notre passage, Don Elio.
Nous prenons la route le dimanche 4 novembre pour emprunter la route cotière jusqu'à LAS GRUTAS. Il s'agit d'un ripio d'assez bonne qualité qui suit le bord de mer.
Enfin qui suit, pas assez à mon goût car à un moment je demande à Patrice s'il ne serait pas possible de prendre un chemin sur notre gauche pour nous rapprocher du bord de la falaise pour prendre quelques photos.
Patrice, sûr de lui, accepte sans aucune reconnaissance du terrain et nous descendons donc une pente assez abrupte pour nous garer sur une plate-forme au bord de la falaise.
C'est une fois descendu que Patrice prend conscience de l'inclinaison de la pente et qu'il commence à se demander si nous pourrions ressortir sans problème. Nous sommes au milieu de nulle part, à plus de 50 kilomètres du premier petit village et proche d'un ripio où nous n'avons rencontré personne depuis notre départ.
Mais à coeur vaillant, qui ne tente rien n'obtiend rien, Patrice entreprend la périlleuse remontée et par manque d'élan et de puissance, il cale juste avant la crète de celle-ci. Alors que je le filmais du bas, je ne comprend pas pourquoi il s'arrête et ne trouve pas cette initiative très maline, pensant qu'il veut tester un démarrage en situation délicate.
C'est en effet ce qu'il fait (mais pas pour ce motif là), mais malheureusement, le véhicule n'avance pas mais s'enfonce et l'arrière de la benne du pick-up se trouve posé sur le sol. Notre premier ensablement !!!!
Patrice est obligé alors de jouer de la pelle pour dégager les roues afin de redescendre la pente. Arrivé en bas, il se dit qu'il pourrait peut-être passé par un autre endroit, mais avec un démarrage en courbe dans un terrain assez meuble, il renonce.
C'est bien par la pente initiale qu'il nous faut sortir mais cette fois en prenant de l'élan et et mettant des "watts" dans le moteur comme dit Patrice. C'est une réussite mais non sans une certaine frayeur que l'on s'en sort et nous gardons la leçon : il faut toujours aller en reconnaissance à pied avant de nous rendre dans des endroits un peu périlleux.
Nous poursuivons notre route côtière avec des paysages splendides notamment PLAYA CREEK où nous nous retrouvons au milieu de dunes avec une plage d'une longueur interminable et une eau bleue comme sous les tropiques, avec un soleil de plomb.....trop tentant : je décide de prendre mon premier bain de mer depuis notre arrivée sur le continent Sud Américain
Nous poursuivons notre chemin et arrivons à l'endroit indiqué la veille par Carlos. Une petite plage charmante avec deux maisons (on dirait masure en France). Nous nous arrêtons pour demander à parler à Don Elio et nous le trouvons Il est d'abord très surpris que nous l'interpellions. Puis, très chaleureusement, il nous invite à rentrer chez lui et nous offre une chope de bière fraiche et du gâteau. Nous discutons avec lui un moment ainsi qu'avec les autres personnes présentes.
A l'attention des écoliers français pour vous faire saliver les Argentins ont TROIS mois de grandes vacances de décembre à février.......c'est bête pour vous de vivre en France, non ???
Nouvelle plage puis arrivée au bout de la route côtière sur une plage toute blanche du fait de la présence d'une couche épaisse de coquillages : Playa LES CONCHILLAS (je crois que cela veut dire coquillages).
Nous nous trouvons une place mais Patrice juge que nous sommes trop exposés au vent et il manoeuvre alors pour nous positionner de l'autre côté d'une butte, mais au lieu de passer par le chemin où nous étions arrivés, il décide de passer par la plage. Résultat : un second ensablement pour la même journée !!!
On fait fort pour la même journée, vous ne trouvez pas ?
Heureusement, il y a un arbre, pas bien gros mais là quand même alors Patrice sort son treuil pour nous sortir de son trou. Il lui manque 20 centimètres de cable alors il bidouille une rallonge pour pouvoir nous treuiller.
Après plus d'une demi-heure d'effort (enfin surtout pour la mécanique), nous pouvons installer notre bivouac.
Nous sommes seuls sur cette plage et je profite d'un lendemain matin ensoleillé pour aller faire un petit footing le long des flots.
Puis douche faite dehors et nous reprenons la route pour LAS GRUTAS, la station balnéaire huppée de la région.
Nous y trouvons un magasin joliment décoré se prénommant "Amélie".
Mais le reste de la station balnéaire nous déçoit un peu, sans doute parce que nous sommes en basse saison et que tous les magasins sont fermés.
Nous décidons par conséquent de ne pas y rester plus d'une nuit et reprenons la route pour rejoindre Daniel, le compagnon de voyage en bateau de Patrice, à PUERTO MADRYN.
Nous l'y retrouvons avec son ami TARZAN et passons une agréable soirée avec eux et une autre voyageuse Catherine que nous avions connu à PARIS en 2011 au Festival des Globes-Trotteurs.
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