PUNTA NINFAS
Lundi 29 octobre, nous passons la matinée sur PUERTO MADRYN pour le ravitaillement, la recherche d'un technicien pour réparer le générateur électrique qui refuse de démarrer et du gaz.
Après quatre magasins qui nous envoient tous les uns après les autres à un autre endroit, nous atterrissons au fond d'une cour plein de bric à brac où nous arrivons à nous mettre d'accord avec l'homme présent pour qu'il nous répare notre engin pour le mercredi matin suivant.
Peu confiant, nous partons cependant à la recherche d'une bouteille de gaz. Suite au conseil de l'office du tourisme, nous arrivons dans les faubourgs de PUERTO MADRYN dans un dépôt Air Liquide.
Nous expliquons que nous souhaitons acheter une bouteille de gaz argentine mais nous voulons tout d'abord essayer de voir si elle rentre dans le compartiment gaz.
Après test, la bouteille de 10 Kg rentre bien mais malheureusement, le dépôt ne dispose que de butane et non de propane.
Le jeune homme qui nous sert nous indique cependant qu'il peut remplir notre bouteille française de propane. Après plus d'une heure d'essai, il renonce : les petites bouteilles TWINY dont la connexion est clipsée et non vissée ne peuvent pas se remplir avec leur système. Nous verrons pour le gaz à TRELEW plus tard.
Nous prenons alors la route de PUNTA NINFAS avant de partir pour le nord afin de pouvoir profiter des éléphants de mer et de leurs petits avant qu'ils ne partent.
Après plus de 60 Kms de ripio pas très roulant, nous arrivons au phare de la PUNTA NINFAS et nous installons la Casilla.
Puis nous décidons de descendre sur la plage pour nous approcher des éléphants de mer. Et là, il nous faut faire un peu de descente en rappel et crapahuter le long de la falaise pour atteindre la plage. Pour moi qui ai le vertige, j'ai pris sur moi et je m'étonne encore moi-même d'avoir réussi.
Et en bas, le spectacle est superbe. Nous pouvons approcher une colonie d'environ une vingtaine d'élephants de mer qui se prélassent au soleil.
Nous passons alors des heures à les regarder et à les photographier.
Leur activité est très réduite :
- dormir au soleil sûrement pour faire du gras car lorsque l'on voit les tous petits, ils sont plus ronds que filiformes
- jouer dans l'eau pour les ados
- têter sa mère pour les plus jeunes
- vouloir assurer sa descendance pour les mâles dominants avec toutes les femelles de son harem ce qui ne plait pas toujours à ces dames, car ce satané bougre les écrase de son poids et en plus les mord au cou pendant l'acte sexuel. Pas très glamour !!!
- protéger son harem face à l'ntrusion d'autres mâles qui voudraient aussi profiter de la gente féminime pour s'accoupler
Une autre activité importante est la "gratouille". C'est amusant de les voir se servir de leurs nageoires latérales comme d'une main pour se gratter.
Nous passons deux jours superbes à admirer ses animaux et à nous promener sur la falaise.
De celle-ci, nous apercevons avec les jumelles des lions de mer en contre-bas et je décide de marcher sur la plage pour aller les photographier.
L'approche de ces animaux est plus délicate : c'est beaucoup plus vifs que les éléphants de mer qui ne font que grogner si nous les dérangeons et parfois qui s'éloigent un peu. Pour les lions de mer, c'est complètement différent : on est à peine à 30 mètres d'eux que les voilà dressés sur leur postérieur, à grogner et à montrer leurs dents avec une vivacité qui ne m'a pas enclin à avancer plus.
Mais une fois la surprise passée, voyant que je ne faisais rien (ou plutôt que des photographies mais je doute qu'ils comprenent ce concept !!), les lions de mer se sont de nouveau couchés pour profiter des rayons du soleil.
Encore des moments superbes et pleins de photographies en souvenir.
Toujours sans gaz et de crainte de tomber en panne, nous décidons de reprendre la route pour nous rendre à TRELEW un peu plus au sud où il nous a été indiqué que nous pourrions trouver des bouteilles de propane.
C'est de nouveau environ 50 Kms de ripio pour nous y rendre et avec assez de facilité nous trouvons notre bonheur. Comme il nous faut récupérer le générateur électrique le lendemain matin, nous décidons de remonter le jour même sur PUERTO MADRYN au bivouac de la plage LAS CANTERAS pour peut-être encore une fois voir les baleines franches australs. Mais nous y arrivons soit trop tard ou alors elles ne sont pas là aujourd'hui.
Le mercredi 31 octobre, nous retournons voir l'homme au fond de sa cour et c'est avec une agréable surprise que nous trouvons notre groupe électrogène en état de marche et pour un coût minime : 150 Pesos argentins soit l'équilavent de 25 Euros en France. Nous n'arrivons pas à comprendre ce qu'il a fait mais l'essentiel est que cela fonctionne.
Nous prenons alors la route vers le nord, VIEDMA pour rejoindre la colonie de perroquets que nous voulons voir.
Nous ne roulons pas de trop car nous nous rappelons qu'un contrôle sanitaire se trouve juste avant SIERRA GRANDE. Nous bifurquons donc vers PUETO LOBOS pensant trouver un petit village pour pouvoir y bivouaquer et cuisiner les aliments qu'il est interdit de passer crus.
Nous nous trouvons au bord de la mer sans aucun voisin mais suffisament bien installé pour pouvoir y dormir. Notre seule crainte est le vent et nous prévoyons un plan de replis au cas où celui-ci soufflerait trop fort.
Nous n'apprendrons que plus tard que la restriction de circulation de nourriture crus (viande, légumes principalement) ne concerne que le transit du nord vers le sud et pas dans le sens contraire. Ce n'est pas grave, les plats sont prêts à être réchauffés pour nos prochains repas.
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