LAGO POSADAS
Nous quittons BAJO CARACOLES le samedi 2 février après une nuit courte mais réparatrice. Nous décidons de maintenir notre plan de route, savoir aller au Lago posadas avant de nous rendre à la frontière chilienne. La route n’est qu’un ripio et s’est un peu plus lentement maintenant que nous roulons pour ménager nos roues.
La route parcourt tout d’abord un paysage quasi lunaire puisqu’aucun arbre ou même brin d’herbe ne semblent pousser dans la région.
Nous apercevons au loin des montagnes aux cimes enneigés. Puis nous arrivons au village LAGO POSADAS où nous pouvons faire quelques achats auprès du boucher et du boulanger.
Nous nous rendons ensuite sur la route qui mène au Lago Posadas. Il s’agit d’une route de montagne avec de multiples virages et des montagnes de toutes les couleurs : grises, rouges, vertes, blanches, roses, brunes, noires….. Il est dommage que les photos n’aient pas pu accaparer toutes les différentes nuances de la terre et de la roche.
Puis nous apercevons le lac d’un bleu magnifique malgré le temps couvert.
Nous arrêtons la Casilla au début du chemin de l’arche de pierre car la pente est très raide et le sol de très mauvaise qualité : pierres et graviers. Je parcours donc à pied la route menant à cette arche de pierre et en profite pour prendre des photos superbes de l’endroit.
Je découvre enfin l’arche de pierre qui se trouve au milieu du Lago Posadas.
Nous poursuivons notre route vers la péninsule qui sépare le Lago Posadas du Lago Pueyrrendon, ce dernier lac se situant sur la frontière et se poursuivant au Chili.
La péninsule est une langue de terre qui peut être empruntée par une voiture entre les deux lacs.
Puis, comme notre carte l’indique, nous nous engageons dans un chemin qui nous permettra de rejoindre la ruta 41 sans revenir sur nos pas. Mais là, il s’agit bien de chemin. Nous traversons des estancias qui nous paraissent complètement abandonnées. Nous ouvrons des barrières. Nous nous retrouvons au milieu de la nature avec le sentiment que peu de voitures passent par là. Nous roulons dans des lagunes asséchés car le chemin est en trop mauvais état. Un vrai chemin de quad !!! Et Patrice se régale même s’il panique parfois en voyant les dévers ou les trous à franchir.
Nous croisons des lacs avec des colonies de flamants roses et le paysage de montages est superbe.
Nous rejoignons enfin la ruta 41, véritable autoroute ……enfin plutôt un ripio très large permettant à au moins 4 voitures de rouler à la même hauteur.
Nous ne croisons que des paysages de pierre et de roche et lorsque nous rencontrons une oasis de verdure, nous décidons de nous y arrêter pour la nuit. Il s’agit de l’entrée d’une estancia abandonnée et la vue que nous avons de notre bivouac est superbe.
Comme nous nous trouvons très bien à cet endroit, nous décidons d’y rester toute la journée du 3 février. Ceci nous permet de faire un peu de ménage extérieur car nous disposons d’une source d’eau à proximité. Patrice visite l’estancia abandonnée et découvre que les maisons étaient faites en briques de terre.
Il découvre aussi un cerisier et nous rapporte des cerises, un peu aigres mais mûres.
J’en profite pour faire cuire tout ce qui pourrait ne pas passer la frontière chilienne, contrôle sanitaire oblige, et que nous n’aurons pas mangé d’ici là.
Un magnifique oiseau nous fait l’honneur de se poser proche de la Casilla et à croire qu’il est fier de ses couleurs, il ne bouge pas pendant un certain temps nous permettant ainsi de le photographier.
Nous terminons la route 41 le 4 février et nous nous émerveillons toujours des paysages que nous rencontrons.
Nous voyons aussi une magnifique cascade et y faisons halte permettant ainsi à Patrice de toucher la neige restée accumulée à sa base.
Nous voyons des montagnes aux profils très rigolos car les différentes pierres les composants ont fait, qu’avec l’érosion, certaines parties ressortent avec des formes très particulières.
Nous longeons la vallée du Rio Jeinimeni qui marque la frontière entre l’Argentine et le Chili. Nous pouvons admirer sur l’autre rive, côté chilien, de magnifiques montagnes aux couleurs superbes.
Nous arrivons ensuite à LOS ANTIGUOS, dernière ville argentine avant notre passage au Chili. La ville borde le Lago Buenos Aires, second plus grand lac d’Argentine. Ses maisons sont toujours aussi colorées.
Nous essayons avec beaucoup de difficultés de nous connecter à un wifi pour mettre à jour le blog et le site des photos, mais la lenteur du réseau nous fait baisser les bras. Nos amis, Soif de Bougeotte, qui ont emprunté une autre route, nous y retrouvent. Nous y faisons aussi la connaissance d’autres voyageurs français en Land Rover avec cellule, Anne et Laurent (landano.blogspot).
Nous assistons durant notre présence dans cette ville à la fête qui célèbre les 65 ans de sa création.
Après les discours, la levée des drapeaux et les échanges de cadeaux, un petit défilé se passe dans la rue principale dans une certaine désorganisation reflétant bien la nonchalance des Argentins.
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