PARC PODOCARPUS
Nous passons la frontière entre le Pérou et l’Equateur le 14 novembre 2013 après avoir quitté nos amis, Melba et Jacques de ZORRITOS.
Les formalités de sortie se passent sans problème. L’immigration d’entrée en Equateur aussi mais avant de passer à la douane, nous allons souscrire une assurance automobile (SOAT) à HUAQUILLAS pour trois mois, avant d’aller aux formalités. Et là, nous rencontrons d’autres voyageurs, « Les 4 grains de sel » pour lesquels tout se passe rapidement et bien.
Pour nous, ce sera un peu plus long. En effet, le douanier traite les demandes de plusieurs personnes qui nous passent devant avant de terminer notre dossier alors qu’il est déjà dessus. Patrice fulmine (il n’a pas encore acquis la patience sud-américaine !) mais cela ne change rien, et nous n’avons pas d’autre choix que d’attendre.
Après trois heures d’attente, nous pouvons enfin reprendre la route mais compte tenu de l’heure, nous ne pouvons aller très loin.
Nous avons décidé de nous balader un peu dans le sud de l’Equateur car nous avons un rendez-vous à MACHALA le 29 novembre 2013.
En effet, nous avons omis de vous dire que nos amis Myriam et Floyd, de CHIUAMPAMPA, nous font l’agréable surprise de nous rejoindre dans cette ville à cette date. Ainsi, Floyd qui est américain, je vous le rappelle, pourra faire valider son visa pour les six prochains mois. Donc, nous avons un peu de temps pour visiter le sud de ce pays.
La première chose agréable que nous trouvons en Equateur est le prix très bas du carburant. En effet, un litre de gasoil coûte environ 0,20 EUR……..un vrai plaisir de faire des kilomètres !
L’autre chose agréable que nous constatons dés notre entrée en Equateur est la propreté. Ici le climat est le même que le nord de son voisin, le Pérou, mais les maisons sont propres, agrémentées de fleurs même si les maisons sont en adobe.
Nous nous dirigeons vers PUYANGO afin de visiter la forêt pétrifiée. Accompagné d’un guide, nous parcourons une vraie forêt avec des arbres bien vivants, mais dont la terre à leurs pieds est envahie de troncs d’arbres pétrifiés…..le contraste est saisissant !
Il s’agit d’une forêt sèche et les arbres aujourd’hui n’ont pas de feuilles. Il parait qu’en mars – avril, ils se parent de très jolis fleurs jaunes rendant le site magnifique comme couvert d’or.
Nous pouvons cependant voir les graines d’arbres qui ressemblent à des bouteilles et qui sont de la famille des baobabs, les petrinos.
De nombreux fossiles sont présents dans la région et nous pourrons en voir quelques spécimens dans le musée à l’entrée du site.
Nous poursuivons notre route jusqu’à CELICA et nous arrêtons pour la nuit sur une petite place.
Malheureusement pour nous, un manège pour enfants se trouve tout proche et l’homme, qui s’en occupe, met la musique à hurler jusqu’à tard dans la soirée.
Nous repartons le lendemain pour LOJA où nous arrivons avant le déjeuner. Après un petit tour sur le marché, nous nous mettons en quête d’un parking gardé pour ensuite aller faire un petit tour en ville.
Nous ne voyons pas de grands monuments exceptionnels mais d’agréables places arborées où il fait bon se promener et restons deux jours sur place pour profiter des lieux
Le lundi 18 novembre, nous nous rendons dans le parc national Podocarpus dans le secteur Cajanuma, qui se trouve juste au sud de LOJA. Il s’agit d’une zone de forêt humide et pluviale de montagne dont le parking et bivouac se trouve à 2 750 mètres d’altitude.
Comme nous avons du ravitaillement et un peu de temps devant nous, nous décidons de rester ici durant plusieurs jours au calme et dans la nature.
Nous y faisons la connaissance d’Esther, une bénévole espagnole en poste dans une école alternative à SARAGURO
Et d’un petit couple de suisses à moto, Alexis et Lucie, qui descendent jusqu’à BUENOS AIRES.
Nous passons un moment sympa à papoter et à partager notre pizza avec eux.
Nous entreprenons la balade du mirador qui grimpe jusqu’à une crête de montagne couverte de forêt d’altitude d’une grande diversité. Il s’agit du paramo.
Nous grimpons dans un premier temps dans une forêt luxuriante et au sommet nous découvrons une forêt tout aussi luxuriante et diversifiée mais d’une hauteur moindre compte tenu de l’altitude (près de 3 000 mètres).
Le chemin est rude mais la vue au sommet et durant toute la balade de toutes beautés. Nous découvrons de multiples fleurs, différentes selon l’altitude.
Alors que le chemin de crête est déjà impressionnant avec les deux vides à droite et à gauche, face aux deux dernières montées très abruptes (nous voyons des personnes en descendre sur les fesses tellement c’est raide !), nous préférons rebrousser chemin et revenir au bivouac.
Près de notre Casilla, nous voyons parfois un renard qui se promène très près. Suite à ce que m’a indiqué un guide touristique, je lui coupe une pomme et la lui propose. Mais le gardien du parc m’interrompt en m’indiquant que c’est interdit et non conforme avec l’état sauvage de la faune. Nous en prenons acte et respectons cette gestion du parc.
Suite aux conseils d’Esther, nous décidons de quitter le parc national Podocarpus le samedi 23 novembre pour aller visiter la ville de SARAGURO. Alors que nous sommes sur la place d’armes de cette ville à la recherche d’un bivouac, nous sommes pris en photo par un homme qui s’avère être un reporter pour la revue VistalSur, magazine de promotion du tourisme en Equateur.
Très gentiment, il nous offre son aide pour nous trouver un bivouac sécurisé et nous nous retrouvons dans la cour d’un marchand de meubles, juste dans le centre ville avec la clé du portail afin de nous donner toute liberté de mouvement.
Nous avons de la chance car il y a une fête religieuse ce week-end à SARAGURO. Il s’agit notamment d’une procession à la nuit tombée en l’honneur de la Vierge Maria Auxiladora de Zhindar accompagné d’une nuit des lanternes (noche de favoles).
Alors que nous nous promenons en ville en attendant le début de la procession, nous faisons la rencontre de Gilles, parisien en sac à dos qui voyage pour quelques semaines dans le pays.
Nous nous donnons rendez-vous pour la procession. Il est alors accompagné de Delphine, une autre voyageuse en sac à dos qui sillonne toute l’Amérique du Sud.
Nous faisons la procession une bonne partie sous la pluie jusqu’à une chapelle se trouvant sur les hauteurs de SARAGURO. De retour dans un pick-up de passage, nous dinons dans un superbe restaurant, le Shamuico, sur la place d’armes.
Nous nous retrouvons le lendemain matin pour voir le travail des fleurs par les femmes à l’entrée de l’église. Les compositions florales sont superbes et toutes les femmes (et les hommes) sont en habit traditionnel.
Après un petit tour au marché aux bestiaux, nous nous rendons sur le grand marché hebdomadaire où la plupart de la population est habillée en habit traditionnel.
Nous découvrons un cochon sur roulette qui déambule dans le marché pour que l’on puisse acheter son lard qui est consommé sur place.
Mais aussi des étals de fruits, de bananes plantains, de viande et de poissons, etc…
Nous y découvrons aussi un nouveau fruit : la tomate d’arbre qui sert principalement à faire des jus.
Nous quittons SARAGURO le lundi 25 novembre (nos deux compagnons français sont partis hier en bus) pour revenir vers la côte en passant par ZARUMA.
Sur le parking de notre pause déjeuner, nous découvrons de petits oiseaux jaunes qui jouent avec les chromes du pare-choc de la Casilla.
La route vers ZARUMA est un ripio en assez bon état dans la montagne. A notre arrivée en ville, nous nous dirigeons sur la place centrale par un dédale de petites rues escarpées. Sur place, la police municipale nous invite à suivre un de ses agents pour nous conduire à un bivouac plus tranquille, très sûr et surtout sur une surface plane.
Nous nous promenons ensuite dans les petites rues en pente, découvrons le monument en l’honneur des mineurs (il y a beaucoup d’anciennes mines d’or dans la région), la place centrale parée de lumière de couleur, l’église en haut de son monumental escalier.
Après un plein de carburant pour la Casilla (un vrai plaisir à payer !), nous quittons ZARUMA le mardi 26 novembre. Toujours sur une route de montagne, nous passons un col et sommes surpris par un épais brouillard. Nous décidons de ne pas nous arrêter à la réserve Buenaventura car comment observer des oiseaux dans les arbres avec ce brouillard !
Nous poursuivons notre route jusqu’à la mer et PUERTO JELI où nous installons notre bivouac proche de l’eau (enfin quand la marée est haute, sinon c’est de la vase !).
Nous sommes face à de la mangrove et pouvons observer une multitude d’oiseaux.
Nous faisons la connaissance de deux hommes charmants dont un tien un restaurant de poissons et crustacés, Don Danilo, qui nous avait été conseillé par l’homme de VistalSur. Don Danilo nous invite à venir prendre notre petit-déjeuner le lendemain matin dans son établissement.
Mais nous renonçons à cette invitation car le poisson frit en guise de tartines au beurre ne tente pas vraiment Patrice. Lui et son café au lait, c’est sacré même en Amérique du Sud !
Nous passons la matinée à la Casilla pour bricoler ou faire du traitement informatique. Bref, un peu de détente …
Deux jeunes filles nous abordent pour nous soumettre un questionnaire sur la qualité des restaurants de PUERTO JELI. Ce sont des élèves du collège de SANTA ROSA et après discussion avec leur professeur, nous leur proposons de passer le lendemain afin de leur montrer des photographies de la France et de notre voyage, ce qu’ils acceptent immédiatement.
A midi, nous nous rendons au restaurant de Don Danilo pour découvrir toutes ses spécialités dans le « tornado de mariscos » et nous nous régalons. Au final, comme il nous avait invités la veille, il nous offre le repas…….. super sympa !
Nous passons l’après-midi à nous reposer, à découvrir les crabes du coin et Patrice à se balader avec son vélo à moteur qui a un succès fou.
Alors que nous nous apprêtons à diner, Alexandro, le frère de Danilo, nous transmet une invitation de la part de son frère : nous sommes conviés à une soirée d’anniversaire avec un petit groupe musical dans son restaurant.
Nous nous y rendons et assistons à un mini concert de musique équatorienne donné en l’honneur de l’anniversaire d’une femme. Il est étonnant de voir que malgré une musique entrainante, tout le monde reste assis !
Patrice, au bout d’un moment, a les jambes qui le démangent et il part danser au milieu du restaurant. Tout de suite pris en photo par la famille, il est ensuite rejoint par tout le monde dans la bonne humeur.
Nous partageons la bière et le gâteau d’anniversaire avec la famille et Danilo.
Après la soirée, Danilo et sa femme Alexandra nous raccompagnent à la Casilla où nous passons un moment à discuter.
Nous nous rendons à SANTA ROSA pour rencontrer les élèves du collège de cette ville.
Après quelques difficultés pour entrer (le gardien à l’entrée nous refusant l’accès tant que nous ne lui indiquons pas que nous avons été invités par un professeur – la confiance règne !), nous sommes accueillis par la rectrice de la région (qui est là pour une réunion avec tous les professeurs) et le professeur Marya.
Ensuite, ils nous conduisent auprès d’une quinzaine d’élèves de la classe de tourisme.
Nous leur présentons quelques photos de Rouen et du début de notre voyage en Amérique du Sud. Puis nous discutons, répondons à leurs questions dans différents domaines concernant la France : l’école, le mariage, les enfants, etc… pendant plus de deux heures, sans la présence d’un adulte. Ce n’était pas la peine de nous faire tout un pataquès pour nous faire entrer !
Nous apprenons au cours de cette discussion que trois élèves de la classe sont mariés et qu’au moins une élève a déjà un enfant. Ils n’ont pourtant qu’entre 15 et 18 ans !
Nous quittons SANTA ROSA le jeudi 28 novembre 2013 pour nous rendre à MACHALA où doivent nous rejoindre demain Myriam et Floyd.
Sur place, nous apprenons que l’aéroport ne fonctionne plus depuis quelques années. Mince ! Espérons que Myriam et Floyd conservent ce point de chute et n’aillent pas au nouvel aéroport situé près de SANTA ROSA ! Nous verrons bien demain.
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