CUENCA
Après un peu de rangement dans la Casilla, nous accueillons avec beaucoup de plaisir Miriam et Floyd sur le tarmac de l’aéroport de MACHALA. Ouf ! Ils ont pensé comme nous : ne pas modifier le point de rencontre prévu !
Nous partons pour PUERTO BOLIVAR pour déjeuner dans les restaurants racoleurs du bord de mer. Le repas n’est pas fameux mais nous sommes trop heureux de nos retrouvailles.
Après quelques arguments pour les convaincre qu’ils ne nous dérangent pas, Miriam et Floyd acceptent de nous accompagner quelques jours dans notre périple.
Nous prenons ensuite la navette pour nous rendre jusqu’à l’île Jambeli où nous dégustons un jus de fruits frais après une courte balade sur la plage. Dommage, nous n’avons pas pris nos maillots de bains !
Après récupération du linge que nous avons laissé dans un pressing à MACHALA (grâce à un taxi car nous ne retrouvons pas la rue du magasin !), nous revenons à PUERTO JELI pour la nuit.
Tout étonné, Don Danilo nous voit comme promis prendre notre repas dans son très bon restaurant avec nos amis.
Le lendemain, nous faisons une promenade rapide dans les rues de PUERTO JELI et découvrons sur le quai un crabe bleu que les pêcheurs ont rapporté.
Nous partons ensuite en barque avec un pêcheur pour aller découvrir la mangrove et sa multitude d’oiseaux. Nous parcourons divers canaux et pouvons apercevoir différents oiseaux tous magnifiques parmi les bassins d’élevage de crevettes.
De retour au port, nous déjeunons rapidement chez Don Danilo avant de prendre la route pour nous rendre à GIRON. Nous trouvons la cascade El Chorron (lieu que nous avait conseillé l’homme de la revue VistalSur – très bon conseil !) et bivouaquons sur le parking du site avec l’accord du propriétaire.
Après un petit déjeuner, nous partons visiter la première et la seconde cascade El Chorron. Nous grimpons rudement pendant 2 H 30 mais sommes déçus en arrivant au pied de la seconde cascade. Les bassins ne sont pas très accueillants pour la baignade. Les paysages cependant sont magnifiques.
De retour de notre superbe balade, nous déjeunons et reprenons notre route pour SIGSIG. Malheureusement à LA CUMBE, nous ne trouvons pas la route pour LUDO et nous faisons un grand détour par SAN JOSE DE RARANGA nous obligeant à nous arrêter pour la nuit dans un petit village, LA ESMERALDA.
Nous reprenons le lundi 2 décembre notre route avec Miriam et Floyd vers SIGSIG. Nous apercevons sur le bord de notre chemin des fils où sèchent les fibres de la paille pour la fabrication des chapeaux.
Nous arrivons à 9 heures à la coopérative de fabrication de panamas, tenue par et pour les femmes de la région (Association de toquilleros Maria Auxiliadora – via Chinguida Gualaquiza).
Nous assistons à toutes les étapes de la fabrication d’un panama et achetons en souvenir des chapeaux.
Mais pourquoi ce nom puisqu’il n’est pas fabriqué au Panama mais en Equateur ?
Dans les années 1800, le fameux chapeau était fabriqué à MONTECRISTI en Equateur et arrivait en Europe en prenant un bateau à Panama. Puis les ouvriers du canal de Panama portaient ce chapeau souple et léger. Un rapide raccourci a modifié le nom en passant de Montecristi à Panama.
Compte tenu des conditions météorologiques de SIGSIG, il a été décidé d’apporter la paille du palmier toquilla, qui pousse sur la côte centrale équatorienne, dans cette ville et d’en assurer le tissage pour en faire divers objets dont le fameux chapeau.
Comme il est midi lorsque nous sortons de l’atelier, nous nous arrêtons sur le marché de SIGSIG pour manger un délicieux porc rôti (« el sancocho »). Nous devrions normalement manger avec les mains car il n’y a pas de couvert ! Mais bon, faut pas exagérer et la restauratrice nous prête des fourchettes et un couteau immense.
Nous poursuivons notre route vers CHORDELEG où nous nous arrêtons pour visiter les différentes boutiques de vente de bijoux en filigramme d’or et d’argent. Dans la boutique « La puerta del sol », la vendeuse nous indique une adresse pour pouvoir visiter un atelier de fabrication.
Nous rendons donc visite à Jara Felix Gilberto, célèbre artisan du filigramme d’or et d’argent dans le monde. Il nous montre toutes les étapes de fabrication d’un élément de bijou en partant de la pépite d’argent à la volute finie qui viendra s’incruster dans l’armature du bijou.
Il nous montre aussi des objets magnifiques de sa réalisation.
Nous repartons de son atelier émerveillés par le travail magnifique que nous avons vu.
Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons dans le village BULLCAY EL CARMEN près de GALACEO, pour découvrir le tissage typique de la région : le tissage Ikat.
Nous sommes accueillis dans un atelier par une charmante femme qui nous montre et nous explique toutes les étapes de la fabrication de ses étoffes (Piedad Ulloa – piedadUlloa2012@hotmail.com) . La particularité du tissage Ikat est de masquer une partie de la fibre, déjà prête pour le tissage, avec un ruban afin de pouvoir la teindre. Ceci est fait autant de fois qu’il est nécessaire d’apporter de la couleur à la pièce que l’on souhaite. Puis vient l’étape du tissage proprement dit, et c’est à ce moment là qu’apparaît le dessin du tissu.
Malheureusement, l’homme de l’atelier n’est pas présent et nous ne pouvons voir l’étape du tissage.
Comme il est tard, nous décidons de bivouaquer juste à côté de l’atelier. Le lendemain matin, nous nous levons de bonne heure pour rejoindre CUENCA afin que Miriam et Floyd puissent reprendre un bus afin de rentrer chez eux. Mais comme l’atelier de tissage est déjà ouvert, nous y retournons afin de voir le tissage et discuter encore un moment avec ses bons artisans, qui nous offrent gentiment le café pour le petit déjeuner.
Ce n’est qu’à presque 9 H que nous reprenons la route et nous nous dirigeons directement vers le terminal terrestre de CUENCA pour connaître les horaires de bus jusqu’à la frontière péruvienne.
Nous prenons un dernier repas avec Miriam et Floyd, le cœur gros de les quitter mais avec la promesse que nous nous reverrons. Nous ne savons pas où ni quand, mais c’est certain. Cette vie à quatre dans la Casilla et sur les routes ont été un réel plaisir et nous souhaitons fortement tous recommencer !
Après leur départ, nous cherchons un bivouac en ville dans un parking gardé, ce qui n’est pas facile car tous les parkings ont des porches trop bas pour nous. Nous partons ensuite sur la place principale et déjeunons dans un café français (il n’a en fait de français que la décoration – photos de Paris et anciennes publicités françaises – mais nourriture et personnel purement équatorien).
Nous visitons ensuite la cathédrale avec ses coupoles bleues. Construite en 1885, les deux tours n’ont jamais été terminées. En effet, suite à une erreur de conception, la hauteur initialement prévue les aurait rendus trop lourds pour l’édifice.
Nous restons quelques jours dans cette ville qui est très agréable et dont les différents monuments, places et marchés incitent à la promenade et à la détente.
Alors que nous avons décidé de quitter cette ville, nous nous rendons dans un guichet automatique pour retirer pour la première fois depuis que nous sommes en Equateur des dollars, monnaie de ce pays. Et là, le distributeur ne nous donne rien et indique que notre carte bancaire est bloquée. La tuile !
Après différentes démarches, nous appelons le service dépannage de notre banque en France pour savoir quoi faire mais il est trop tard. Il faudra les rappeler demain avant 11 H.
Le lendemain, nous essayons, de bonne heure, de retirer de l’argent avec nos deux cartes bancaires (visa et mastercard). Après plusieurs manipulations, nous parvenons à obtenir des dollars (ouf ! la carte n’est pas bloquée contrairement à ce que l’automate nous avait indiqué hier !) mais nous ne parvenons pas à retirer la somme souhaitée, cela bloque alors que nos plafonds journaliers et hebdomadaires sont loin d’être atteints.
Nous appelons de nouveau le service dépannage en France pour leur demander de solutionner ce problème puis soulagés, nous prenons un petit café en terrasse près de la place principale.
Nous quittons enfin CUENCA le vendredi 6 décembre 2013 après quelques courses, direction le parc national CAJAS où nous bivouaquerons le soir même.
/image%2F0059167%2F201209%2Fob_1dab83_planisphere-avec-parcours-prevu.gif)

/image%2F0059167%2F20140607%2Fob_b04fd8_001a16-balade-a-jambeli.jpg)
/image%2F0059167%2F20140607%2Fob_dc1337_001a24-balade-a-jambeli.jpg)
/image%2F0059167%2F20140607%2Fob_eec7c3_001a26-balade-a-jambeli.jpg)
/image%2F0059167%2F20140607%2Fob_67c6f8_010a00-plats-du-restaurant-don-danilo.jpg)
/image%2F0059167%2F20140607%2Fob_4ea112_010a02-plats-du-restaurant-don-danilo.jpg)
/image%2F0059167%2F20140607%2Fob_f0dda8_010a04-plats-du-restaurant-don-danilo.jpg)










/image%2F0059167%2F20140607%2Fob_890404_035b04-ouvrage-en-filigramme-argent-a.jpg)
/image%2F0059167%2F20140607%2Fob_f1b151_035b00-ouvrage-en-filigramme-argent-a.jpg)
/image%2F0059167%2F20140607%2Fob_cc9ec3_035b02-ouvrage-en-filigramme-argent-a.jpg)
/image%2F0059167%2F20140607%2Fob_95cf03_035c00-visite-de-atelier-de-fabricatio.jpg)
/image%2F0059167%2F20140607%2Fob_0b349b_035c02-visite-de-atelier-de-fabricatio.jpg)
/image%2F0059167%2F20140607%2Fob_1474f9_035c04-visite-de-atelier-de-fabricatio.jpg)





