LAMBAYEQUE
Nous quittons notre bivouac de BAGUA GRANDE le samedi 2 novembre 2013 pour rejoindre le bord de mer et la ville de LAMBAYEQUE, 11 kms au nord de CHICLAYO.
Après avoir longé un moment le rio Uctubamba, nous redescendons un peu vers le sud pour atteindre cette ville.
Nous longeons des champs à perte de vue de riz et la route est assez monotone.
Nous arrivons en fin de journée à LAMBAYEQUE et parvenons grâce à nos sourires et amabilité, à nous installer pour la nuit sur le parking du musée Tumbas Reales de Sipan avec l’accord des gardiens.
Nous y rencontrons la petite famille de Corinne et Philippe et leurs quatre enfants, de Suisse, qui ont visité le musée aujourd’hui.
Nous décidons de partager notre repas du soir pour papoter et échanger quelques informations sur le voyage.
Nous visitons le musée le lendemain matin mais ne pouvons vous en donner un aperçu car les photographies et films sont interdits (et un contrôle avec détecteur a empêché Patrice de rentrer discrètement avec sa caméra).
Nous pouvons simplement vous dire que nous avons passé plus de 3 heures dans les différentes salles de ce musée extraordinaire. Très bien conçu, il reconstitue les tombes royales du seigneur de SIPAN qui ont été découvertes en 1987. Nous y admirons des céramiques, des bijoux en or et platine finement décorés avec des turquoises et des lapis-lazzulis ainsi que de nombreux ornements funéraires en or, symbole du statut quasi divin des nobles qui ont été enterrés dans ces tombes.
C’est certainement le musée le plus beau que nous avons vu et que nous verrons en Amérique du Sud et qu’il ne faut absolument pas manqué lorsque l’on passe par là !
Nous ressortons un peu bizarre de ce musée, encore sous le charme de ce que nous y avons vu et de l’excellente présentation des objets.
Après quelques courses, nous déjeunons dans un petit restaurant et nous reprenons notre route.
Nous empruntons la panaméricaine qui monte vers le nord dans un environnement désertique. Parfois, le sable recouvre une partie de la route à cause du vent qui souffle par ici.
Nous pensons nous arrêter bivouaquer à BOYAVAR, près de la mer. En approchant de ce village, nous sommes arrêtés par de charmants policiers qui nous déconseillent de bivouaquer à cet endroit (village d’activité pétrolière avec un peu d’insécurité) et de poursuivre notre route jusqu’à la ville de SECHURA, un peu plus sûre au nord.
Nous apercevons en mer des flottes de petits bateaux de pêche côtières.
Nous poursuivons notre route par la panaméricaine dans une zone désertique parmi les champs de puits de pétrole. Nous croisons des moyens de transport ancestraux côtoyant des camions ou voitures modernes. Sacré contraste !
De même, les chargements de certains camions nous stupéfient par moment…..Comment cela ne tombe pas !
Nous roulons jusqu’à NEGRITOS et il nous est difficile de nous arrêter face à la mer car tout le littoral est construit de résidences privées ou d’hôtels rendant l’accès à la plage impossible avec un véhicule. Après les conseils de la police municipale, nous nous installons sur un terrain vague face à la mer. C’est un peu sale mais tranquille et pour une nuit seulement.
Nous continuons le mardi 5 novembre toujours vers le nord par des ripios traversant des exploitations pétrolières et avons parfois l’impression de traverser des zones privées d’exploitation car il y a une guérite avec un garde à l’entrée d’une zone et à sa sortie. Ils enregistrent seulement notre numéro d’immatriculation et nous laissent gentiment passer.
Nous déjeunons à CABO BLANCO, village ayant inspiré le livre « Le vieil homme et la mer » à Heminguay. Je me trempe les pieds dans l’eau et découvre avec plaisir qu’ici l’eau est chaude. Pourvu que cela dure !
Nous poursuivons notre route jusqu’à MANCORA, mais comme d’habitude, il nous est impossible de trouver un bivouac en bord de mer. Nous nous arrêtons à la nuit tombée sur un terrain abandonné et le gardien d’un hôtel voisin vient nous demander pour combien de temps nous sommes là. Comme ce n’est que pour une nuit, il nous dit qu’il n’y a pas de problème et que si nous avons besoin de quelque chose, il est juste à côté.
Le mercredi 6 novembre, nous allons jusqu’à PUNTA SAL et cherchons un endroit pour pouvoir nous arrêter et nous baigner. Il fait en effet très chaud et une petite trempette nous ferait un bien fou !
Nous nous installons dans une voie d’accès à la plage, un peu en mauvaise état mais nous permettant de nous poser, entre deux villas somptueuses mais inoccupées à quelques mètres de l’eau (voir trop près, car en fin de journée, nous remontons de quelques mètres en voyant la mer montée un peu trop près de nous !)
Nous faisons la connaissance de Margaret, une australienne qui vit ici. Elle nous renseigne sur les lieux de baignade car les courants et les rochers peuvent rendre certains endroits un peu dangereux.
Nous consacrons notre fin de journée à nous détendre au soleil ou à faire une balade sur la plage. La nuit est superbe et nous apprécions l’air marin qui rafraichit un peu l’air qui reste chaud même pendant la nuit.
Après un bain de mer dans une eau toujours chaude et sous un soleil superbe, une petite douche et nous nous rendons le lendemain matin à TUMBES, juste avant la frontière avec l’Equateur.
Nous trouvons un point wifi dans un restaurant sur la place d’armes de TUMBES et y faisons la connaissance de Melba et Jacques, deux suisses installés à ZORRITOS et qui font construire actuellement leur maison.
Nous déjeunons ensemble et en apprenant que Patrice travaille dans le bâtiment, ni une ni deux, ils nous proposent de venir bivouaquer chez eux (il parait que la cochera où nous avons dormi cette nuit était dans un quartier peu sûr de TUMBES !) et ainsi Patrice pourra leur donner des conseils sur la construction.
Nous acceptons sans problème n’ayant comme contrainte que l’expiration de notre assurance automobile (enfin assurance si l’on peut dire car nous ne sommes couverts qu’en responsabilité civile !) le 14 novembre 2013.
Nous arrivons donc à ZORRITOS et nous nous installons chez Melba et Jacques, à quelques mètres de la mer (av. Panamericana 1227, cas. Acapulco, Contralmirante Villar – Zorritos – Tumbes – S 03 43,538 W 80 45, 469 – Tél : 072632526 – Port : 987598537). Ils s’occupent d’un petit hospedaje et accueille aussi des voyageurs en camping-car.
Un vrai paradis : soleil, mer, bon emplacement et excellente compagnie !
Nous passons presque une semaine en leur compagnie. Patrice, aux anges, donne des conseils pour la construction de leur maison qui est en cours et modifie l’ordre des travaux pour assurer une meilleure solidité des fondations.
Pour ma part, je papote et prépare de bons petits plats en compagnie de Melba.
Nous passons de très bons moments ensemble tout en profitant de la mer chaude et des bains de boue qui se trouve près de chez eux.
Le temps passe vite et nous sommes maintenant le 14 novembre 2013. Il nous faut quitter à regret nos amis et nous rendre demain en Equateur pour poursuivre notre voyage.
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