Puerto Deseado
Nous arrivons le samedi 17 novembre, pile à l’heure pour partir en expédition avec Darwin Expéditions. Nous y retrouvons Catherine et nous profiterons de son bon niveau d’anglais pour comprendre toutes les explications de Dany durant cette journée (Merci Catherine !!)
Nous sortons du Ria Deseado pour prendre la mer. Mais au fait, vous savez pourquoi je dis Ria et non Rio ???
Petite explication :
Dans un rio, l’eau douce vient de la terre et se déverse dans la mer.
Dans un ria, c’est la mer qui occupe l’espace laissé libre par un ancien cours d’eau. Dans le cas du Ria Deseado, la mer rentre dans les terres sur environ 40 kilomètres et le niveau de l’eau varie en fonction des marées.
Nous longeons la côte à vive allure et comme la mer est formée à cause du vent, le bateau tape régulièrement ce qui est assez impressionnant.
Nous aurons la chance de voir des dauphins australs et des dauphins de Commerson qui ne vivent que dans cette région.
Il n’est pas facile de prendre en photo ou en vidéo ces animaux car ils arrivent de nulle part, sortent de l’eau quand bon leur semble et dans des directions que nous ne pouvons anticiper. Nous vous avons fait un petit montage vidéo des meilleurs moments qui se trouve sur le site JOOMEO des photos (si nous arrivons à l’y mettre car pour le moment, la connexion wifi n’est pas assez stable et forte).
Nous poursuivons notre route en bateau (heureusement, car resté à l’arrêt avec un bateau en pleine mer, çà retourne un peu l’estomac !), et arrivons à une petite ile où se trouve une colonie de lions de mer. Nous les apercevons et les voyons de loin mais au détour d’un pic, alors que le vent vient de l’ilot, nous les sentons aussi très fortement.
Les animaux à notre approche s’agitent un peu et un bon nombre se mettent à l’eau mais tout en restant proche de nous, la curiosité est trop forte.
Nous arrivons enfin à l’île Puiguino où nous accostons sur les rochers dans une manœuvre un peu périlleuse mais parfaitement maîtrisée par nos accompagnateurs.
Nous cheminons jusqu’à un petit refuge sur l’île qui sert de lieu de stockage du matériel débarqué par Darwin Expéditions tout en rencontrant sur notre passage des pingouins de Magellan.
Après quelques explications sur l’organisation de notre périple et les différents « dangers » de celui-ci que je vous expliquerai plus tard, nous cheminons au travers des nids de pingouins de Magellan.
Même si nous avons déjà une multitude de photos de ces oiseaux, nous mitraillons de nouveau car nous découvrons que les œufs sont pour certains individus éclos. Nous pouvons ainsi admirer en directe une éclosion, et les petits sous la protection de leur parent. Ils sont vraiment trop mignons avec leur duvet tout gris !
Chaque parent veille très attentivement sur sa descendance car les prédateurs sont proches notamment les mouettes qui ne manquent pas une occasion de s’attaquer à ces petits êtres sans défense.
Mais elle s’attaque aussi aux humains : Patrice en fera les frais, volontairement bien entendu. Alors qu’il chemine seul sur le sentier, il se fait attaquer en bonne et due forme par deux mouettes et pour les éviter il doit au final se jeter le dos à terre. Même avec cette pirouette, l’une d’entre elle le touche au bras, sans dommage bien sûr. Vous trouverez le film de cette attaque sur le site JOOMEO.
Nous arrivons ensuite près de la colonie de gourfous sauteurs. Vous savez un des animaux de l’Age de Glace avec cet air rigolo.
C’est vrai qu’ils ont un air rigolo et super cool avec leur coiffure très branché. Ils nichent sur les rochers qui descendent en pente assez brusque vers la mer. Ils couvent leur œuf et il ne semble pas encore y avoir d’éclosion au moment où nous y sommes.
Il est amusant de les voir se déplacer. Ils marchent sur leur deux pattes mais lorsqu’ils ont des marches à passer, ils sautent….d’où leur nom de gourfous sauteurs. Nous avons mis une vidéo sur le site JOOMEO pour ceux que cela intéresse.
Nous passons un bon moment auprès de ces charmants animaux. L’organisation proposée par Darwin Expédition est pour cela superbe car nous avons tout notre temps pour prendre nos photos et admirer le paysage et les animaux. Nous les en remercions particulièrement et recommandons aux prochains voyageurs leur service.
Très territoriaux, chaque individu défend son territoire face à tout intrus et notamment les mouettes qui s’aventurent parmi eux.
Régulièrement, un des parents se rend dans la piscine naturelle d’eau de mer pour se désaltérer et se baigner. Il est alors rigolo de les voir se rouler dans l’eau dans tous les sens.
Après une pause maté et petits gâteaux, nous reprenons notre chemin pour nous rendre de l’autre côté de l’ile.
Il se trouve à cet endroit une colonie de lions de mer. Cette colonie a la particularité de ne comprendre que des mâles non reproductifs, soit parce qu’ils sont trop vieux, soit parce qu’ils sont trop jeunes. Aucune femelle n’est présente et l’éducation des jeunes est faite par les anciens. Ils leur apprennent comment se défendre et les bagarres sont uniquement pour de l’entrainement.
Les mouettes partagent leur territoire et il est courant de voir une de celles-ci prendre le dos d’un lion de mer comme perchoir.
Nous pouvons admirer sur place une race de mouette très gracieuse ainsi que des huitriers noirs.
Nous reprenons notre chemin vers notre point de départ où nous attend un copieux en-cas avant de reprendre la mer.
Nous remontons à bord du bateau par le même endroit que nous avions débarqué et avec la musique rythmée à bord, nous filons droit vers PUERTO DESEADO.
Nous débarquerons vers 18 H 30, après une balade de près de 7 heures, fatigués mais contents d’avoir vu toutes ces belles choses.
Nous bivouaquons sur le parking de Darwin Expédition avec leur autorisation afin de pouvoir profiter de leur connexion wifi.
Nous partons le dimanche 18 novembre pour les canyons du Ria Deseado. Nous nous aventurons jusqu’au dernier et face au spectacle, nous décidons d’y rester pour l’après-midi et si le vent ne se lève pas plus, aussi pour la nuit.
Alors que je me promène autour du canyon, Patrice décide d’inaugurer sa canne à pêche. Nous avions acheté auparavant les poids, hameçons et flotteur pour qu’il se lance.
Au retour de ma promenade, alors que je pensais que nous pourrions manger du poisson le soir, je trouve Patrice auprès de la Casilla un peu désappointé. Il m’informe que sa ligne est coincée quelque part et qu’il n’arrive pas à la décrocher. Il attend donc que la mer redescende pour espérer pouvoir récupérer son matériel à marée basse.
Ce ne sera pas le cas et il faudra qu’il coupe le fil pour pouvoir emmener sa canne à pêche.
Le poisson au four comme repas du soir attendra un autre jour !!!
Nous reprenons la route le lundi 19 novembre pour poursuivre vers le sud. Pour ne pas refaire un détour par une route asphaltée sur plus de 100 kilomètres, nous décidons de reprendre dans l’autre sens le ripio n° 47.
Nous faisons à peine 30 kilomètres que l’on entend un sifflement : c’est la crevaison.
Patrice sort donc son matériel pour réparation et nous voilà à mettre des mèches à l’endroit que nous avons trouvé. Nous arrosons le pneu pour trouver d’autres fuites ce qui est le cas et nous mettons d’autres mèches pour colmater le nouveau trou.
Puis pensant avoir tout réparé, Patrice branche son compresseur pour regonfler le pneu.
Comme cela ne va pas très vite, nous nous installons confortablement dans un siège de camping et nous nous relayons : c’est impressionnant ce qu’il faut d’air pour gonfler un pneu !
Puis, Patrice se rend compte que depuis près d’une heure, nous ne gonflons rien car nous n’appuyons pas bien sur la manette : tout l’air sortait directement sans passer par le pneu !!!
Rectifiant notre position, la manœuvre est beaucoup plus efficace et Patrice commence à ranger tout son matériel alors que je finis de gonfler le pneu. Restant un peu d’eau, négligemment je le lance sur le pneu. Et alors, oh stupeur !!! Il y a de nouvelles bulles qui se forment.
Patrice est de nouveau contraint de sortir son matériel pour mettre de nouvelles mèches dans le trou que nous venons de découvrir. Comme le pneu est mal placé, Patrice repère l’endroit et me demande de reculer un peu le véhicule. Ne maîtrisant pas le levier de vitesse, je n’arrive pas à passer la marche arrière et la Casilla avance au lieu de reculer.
Alors, grands cris de Patrice qui me dit que je suis en train de lui rouler sur les doigts. Panique à bord, je ne trouve toujours pas la marche arrière ce qui fait rire Patrice. …Comme à son habitude, il m’avait encore fait une blague et j’ai marché à fond….je crois que l’on ne se refera pas ni l’un ni l’autre.
Enfin, le dernier trou bouché, le pneu regonflé, nous reprenons notre route. Nous passons le pont du Ria Deseado et près de 3 kilomètres après, nous entendons de nouveau un sifflement.
Cette fois, nous décidons de mettre la roue de secours.
Voilà, cela fait 4 heures que l’on galère avec ce pneu. Pas très efficace comme mécaniciens !!!
Nous reprenons notre route mais avec une nouvelle appréhension car il nous reste près de 100 kilomètres à faire sur du ripio et nous n’avons plus le droit de crever !
Nous avons cependant constaté durant notre mésaventure que les argentins sont très serviables car chaque voiture ou camion, qui nous ont doublé ou croisé sur cette route, se sont arrêtés pour nous proposer leur aide.
Nous sommes soulagés lorsque nous rejoignons la route n°3 asphaltée et poursuivons notre chemin pour nous rapprocher de PUERTO JULIAN.
Une grève générale étant annoncée pour le mardi 20 novembre, nous décidons de ne pas rentrer dans cette ville le soir même mais de nous arrêter sur la plage LA MINA, sur le chemin touristique de la côte pour la nuit.
/image%2F0059167%2F201209%2Fob_1dab83_planisphere-avec-parcours-prevu.gif)
/image%2F0059167%2F201212%2Fob_f7a203364eae9825cd28915916e3dcad_dauphins-de-commerson.jpg)
/image%2F0059167%2F201212%2Fob_88f19ff0d7377e7a47d2717d21594012_07-dauphin-austral.jpg)









/image%2F0059167%2F201212%2Fob_7e12b38a7607b77cc8963a8c74796caf_huitrier-noir.jpg)
/image%2F0059167%2F201212%2Fob_73b059_mouette-patte-rouge-et-mouette-blanche.jpg)
/image%2F0059167%2F201212%2Fob_e054234edd630148b780d4033c27311b_mouette-patte-rouge.jpg)

/image%2F0059167%2F201212%2Fob_d9e7726ae9d2b3cb51d0e41506d78294_105-crevaison-patrice.jpg)
/image%2F0059167%2F201212%2Fob_aeb5e6b1e78539dffeab160dfa17a2a4_106-crevaison-patrice.jpg)