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Nos aventures avec le monde

PUERTO CISNES ET PARC NATIONAL QUEULAT

17 Mars 2013 , Rédigé par Patrice et Véronique Publié dans #carnet de route

PUERTO CISNES ET PARC NATIONAL QUEULAT

Nous quittons COYHAIQUE le samedi 2 mars en fin de journée pour reprendre la carretera austral vers le nord. Pour le moment, que du bonheur ! La route est asphaltée.

Nous espérons pouvoir bivouaquer sur le parking de la réserve nationale rio Simpson qui se trouve sur notre route. Mais le stationnement est trop proche de la route et dans une courbe, aussi, nous nous rabattons sur une route en impasse un peu plus loin.

Nous visitons la réserve le lendemain matin. La visite est de courte durée car il n’y a qu’un tout petit chemin interprétatif indiquant les plantes locales et menant au rio Simpson. Le tronc d’un arbre mort est exposé à proximité et une échelle temporelle indique ce qu’il a vécu. Nous ne savons pas de quel essence il s’agit mais il aurait vécu de 1 578 à 1970.

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PUERTO CISNES ET PARC NATIONAL QUEULAT

Nous poursuivons notre route et retrouvons le ripio à la bifurcation de la route vers le petit port de PUERTO CISNES. Notre vitesse de croisière baisse alors sensiblement puisque nous passons d’un 80 kms/h à 20 kms/h de moyenne. Nous longeons le rio Cisnes et décidons de bivouaquer à proximité.

PUERTO CISNES ET PARC NATIONAL QUEULAT
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C’est sous un soleil timide que nous arrivons le lundi 4 mars à PUERTO CISNES par la Costa Negra.

Nous apercevons tout d’abord de grandes fermes aquatiques. Il s’agit d’élevages industriels de saumon. Le Chili est en effet le second grand producteur de ce poisson dans le monde.

PUERTO CISNES ET PARC NATIONAL QUEULAT

Nous arrivons ensuite sur le bord de mer du petit port. La jetée promenade est joliment peinte et représente les lettres du nom de la ville.

PUERTO CISNES ET PARC NATIONAL QUEULAT
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PUERTO CISNES ET PARC NATIONAL QUEULAT

Nous nous baladons dans cette bourgade très tranquille et montons au mirador pour en avoir une vue d’ensemble.

PUERTO CISNES ET PARC NATIONAL QUEULAT
PUERTO CISNES ET PARC NATIONAL QUEULAT

La bourgade est très tranquille mais nous décidons de poursuivre notre route vers le parc national Queulat espérant avoir toujours un temps sans pluie pour le visiter. Ce ne sera pas le cas, car à peine sommes nous entrés dans le parc il se met à pleuvoir à grosses gouttes et avec un débit très soutenu.

Le parc reçoit 4 mètres d’eau par an, il faut bien que cela tombe souvent pour atteindre cette hauteur !!!

Les paysages sont magnifiques. La forêt est dense (on ne pourrait y pénétrer à pied) et remplit d’arbres magnifiques, de fougères gigantesques, d'arbustes de fushias hauts de plus de 3 mètres et des nalcas (sorte de rhubarbe non comestible) avec des feuilles qui pourraient nous servir de parapluie tous les deux sans aucun problème.

Nous apercevons de nombreuses cascades mais le manque de place pour stationner notre Casilla et la pluie incessante nous font renoncer à nous en approcher plus.

PUERTO CISNES ET PARC NATIONAL QUEULATPUERTO CISNES ET PARC NATIONAL QUEULAT

Nous rentrons dans le parc le mardi 5 mars après une descente impressionnante dans la forêt. Le guadaparque du parc ne nous rassure pas sur le temps puisqu’il nous annonce que le temps pluvieux va se maintenir pendant 5 jours. Nous décidons cependant de rentrer dans le parc pour voir si nous pouvons faire quelques courtes balades.

Nous profitons d’une faible éclaircie l’après-midi pour prendre le sentier du mirador menant à la confluence des rios Ventisqueros et Desangue. La taille de ces torrents n’a aucune mesure avec les torrents que nous voyons habituellement dans nos montagnes alpines.

PUERTO CISNES ET PARC NATIONAL QUEULAT

La végétation est tellement dense qu’il nous est difficile de faire des photos d’ensemble de la confluence des deux torrents. Tout le sol est couvert de mousse très épaisse et l’eau ruisselle de partout.

Nous prenons ensuite le petit chemin qui mène à la laguna Tempanos et nous avons la chance entre deux nuages d’apercevoir le ventiquero Colgante. A sa base, une chute d’eau importante précipite les eaux de fonte du glacier dans la laguna.

PUERTO CISNES ET PARC NATIONAL QUEULAT

La pluie redoublant, nous rentrons rapidement dans la Casilla. Le débit est de plus en plus important et ne cesse pas de la nuit, au point que le bruit des gouttes d’eau sur le toit de notre cellule nous réveille.

Au vu du temps exécrable, nous renonçons à faire la balade de plus de 3 H jusqu’au pied du glacier Colgante. On a beau être normands, nous ne voulons pas revenir tremper jusqu’aux os de cette excursion !!!

Nous reprenons donc notre route et roulons toujours sous une pluie battante rendant le ripio un peu glissant. Mais nos nouveaux pneus s’accrochent bien et nous roulons à faible vitesse.

Nous arrivons au village de LA JUNTA pour midi et décidons de nous arrêter sur la place pour déjeuner. Et agréable surprise, nous avons une connexion wifi (certes de faible intensité) nous permettant d’appeler mon père sur Skype.

Après quelques courses, nous reprenons la carretera austral espérant atteindre le village avant la frontière argentine ce soir.

Mais le sort en a décidé autrement :

La carretera austral est en travaux et juste avant notre départ, une explosion a fait tomber une partie de la roche à proximité de la route. Aussi, à notre arrivée, la route est fermée pour une durée d’une heure à une heure trente (selon la personne au poste de contrôle).

N’ayant pas d’autres routes sur notre plan, nous décidons de prendre notre mal en patience……. Mais au bout de 2 heures, rien ne bouge.

Un carabinier se présente sur le site et nous indique qu’il existe un itinéraire alternatif et nous en explique vaguement la direction. Nous décidons d’essayer ce chemin car il nous est annoncé encore 1 heure d’attente.

PUERTO CISNES ET PARC NATIONAL QUEULAT

Nous nous dirigeons donc sur un ripio mais sommes obligés régulièrement de nous rabattre sur le bas côté car la route n’est pas large et il y a beaucoup de voitures qui nous arrivent dans l’autre sens.

Nous roulons depuis près d’une heure quand une voiture s’arrête et le conducteur nous indique que nous ne devrions pas poursuivre dans cette direction, car un peu plus loin, il y a une passerelle que nous ne pourrons pas franchir avec notre véhicule (question de hauteur ou de largeur, nous ne serons pas trop !). Mais résultat, nous faisons demi-tour et nous nous retrouvons au point de blocage précédent.

Ce n’est que vers 20 H que la route est de nouveau ouverte à la circulation. Nous décidons de franchir ces travaux ce soir appréhendant un nouveau blocage le lendemain matin. Mais la route est complètement défoncée sur plus de 20 kilomètres et ce n’est à moins de 10 kms/h que nous avançons.

Nous aurons fait 25 kilomètres en près de 4 H aujourd'hui.......Très bon rythme, vous ne trouvez pas ?

La nuit tombant, nous ne voyons plus très bien les trous ou cailloux sur la route mais il n’y a aucun moyen de stationner sur le bas côté dans un endroit où nous ne nous retrouverons pas embourbés !

Nous décidons alors de nous arrêter dans une ferme pour demander l’autorisation de bivouaquer dans la cour pour cette nuit. Le fermier, tout d’abord un peu surpris, accepte avec gentillesse et nous propose même de nous servir en eau.

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