PARC NATIONAL LOS ALERCES
Nous quitterons la ferme qui nous a accueillis le jeudi 7 mars. Bien nous en a pris d’avoir demandé ce refuge hier soir, car la route est dans un état déplorable et ce n’est qu’à 10 Kms/ h de moyenne qui nous rejoignons VILLA SANTA LUCIA.
Nous quitterons avec bonheur cette route pour prendre vers l’est un autre ripio en meilleur état et rejoignons la ville de PALENA, juste avant la frontière avec l’Argentine.
Nous sommes interpellés sur ce ripio par un marcheur avec un gros sac à dos. Il s’agit de Nico, un parisien qui voyage à pied depuis plus d’un an, qui vient d’Alaska et se rend à USHUAIA. Chapeau bas, Nicolas, ton voyage mérite tout notre respect !!
Nous arrivons enfin à PALENA, après avoir traversé une vallée très jolie. La ville n’est pas très grande mais nous décidons d’y bivouaquer afin de passer la frontière le lendemain matin.
Le temps n’est pas superbe mais à travers les gouttes de pluie, nous parcourons le centre pour découvrir la ville.
Nous passons le petit poste frontière en moins de 15 minutes au total, tant pour la sortie du Chili que l’entrée en Argentine le 8 mars au matin. Patrice héritera de la nationalité afghane au passage …….. erreur de l’informatique du douanier argentin que notre présence avait l’air d’exaspérer !! Nous n’aurons cependant aucun contrôle sanitaire pour rentrer en Argentine. Nous ne comprenons pas toujours comment cela fonctionne !
Nous nous arrêtons le midi pour déjeuner à CORCOVADO mais le village n’ayant pas trop d’intérêt, nous poursuivons notre route jusqu’au Lago Rosario.
Tous les abords du lac sont des propriétés privés. Alors, nous posons notre Casilla sur un herbage, entouré de moutons et de chevaux en liberté et juste en face du poste de police local.
Nous repartons le samedi 9 mars pour nous rendre à TREVELIN, petite ville de la région du Chubut où nous souhaitons faire un point wifi et quelques courses.
La ville n’est pas très grande mais nous paraît agréable. Nous nous connectons à la station service Petrobras pour mettre à jour le blog et les photos. La connexion n’est pas toujours optimum mais nous pouvons cependant discuter sur Skype avec la famille et les amis.
Le dimanche 10 mars étant le jour de l’anniversaire de Patrice, nous nous connectons de nouveau pour qu’Amélie puisse discuter avec lui en direct via Skype.
Nous nous rendons ensuite dans un salon de thé d’origine galloise (Casa de te Nain Maggie) où nous pouvons déguster de succulentes pâtisseries accompagnées d’un thé noir délicieux…… ce n’est pas le grand luxe pour fêter un anniversaire, mais les portions sont tellement généreuses que nous emporterons dans notre Casilla les gâteaux non mangés sur place.
Comme un des amortisseurs gonflables (plus exactement un correcteur d’assiette, si j’ai bien compris – moi et la mécanique, çà fait deux !) étant percé, Patrice cherche un fournisseur qui pourrait nous en procurer un nouveau. Cela ne nous empêche pas de rouler mais la conduite sur une route asphaltée est plus délicate car la cellule tangue un peu plus qu’auparavant. Le magasin qui nous avait été indiqué ne peut malheureusement nous fournir ce matériel pour notre véhicule et nous conseille de voir au Chili, où la marque Nissan est très présente.
Nous repartons donc de TREVELIN pour nous rendre au parc national Los Alerces un peu plus au nord.
L’alerce (Fitzroya cupressoide) est un arbre en voie d’extinction et le parc national a été créé au début du XXème siècle pour en assurer la protection.
Nous nous rendons d’abord sur la rive sud ouest du lago Futaleufquen au niveau du puerto Limonao pour réserver nos billets pour la croisière lacustre nous permettant de voir les alerces millénaires du parc, uniquement accessibles par bateau.
Alors que le soleil brille, Patrice profite de faire un peu de bricolage sur la Casilla et j’entreprends la balade des Cinq Cascades sur le rio Las Pumas. (Oui, je suis partie seule mais je ne me suis pas perdue, le chemin était très bien indiqué !!!)
La montée est assez rude mais la vue sur le lac est magnifique.
En fin d’après-midi, nous nous installons au camping libre Playa El Francès que nous avait conseillé le guadaparque. Le site est magnifique, près du lac et au calme.
Comme nous nous trouvons bien à cet endroit, nous décidons d’y rester le lendemain pour faire un peu de lessive et nettoyer la Casilla qui en a bien besoin après ces journées sous la pluie dans les ripios.
Le mercredi 13 mars, nous passons à pieds la passerelle qui enjambe le Rio Arrayanes afin que nous puissions atteindre le Puerto Chucao sur le lago Menedez pour embarquer sur le bateau de croisière.
Nous voyons en chemin un alerce d’un âge déjà respectable : 300 ans ainsi que le glacier Torrecillas dans les nuages.
Nous voyons aussi beaucoup d’arrayanes, arbres de taille moyenne avec un tronc couleur cannelle et aux branches assez souvent biscornues.
Le guide qui nous accompagne dans cette partie du parc nous en fera toucher le tronc. L’arbre est glacial et le bois semble très dur. Cela provient du fait qu’il contient beaucoup d’eau si nous avons bien compris les explications.
Après près de deux heures de navigation sur le lago Menedez (le bateau n’est pas du tout rapide), nous arrivons au sentier nous permettant de voir l’alerce le plus vieux du parc.
Nous cheminons dans une forêt préservée et authentique et le guide nous en explique ses particularités. Son espagnol est très rapide et nous avons un peu de mal à suivre….
Nous longeons le rio Cisne pour atteindre une cascade pour ensuite rebrousser chemin jusqu’au vénérable alerce.
Cet arbre est immense et a un diamètre de 2,60 mètres. Quand on sait que ce type d’arbre ne grandit que d’un millimètre par an lorsque les conditions climatiques sont optimum, on comprend mieux son âge : 2 600 ans, soit plus vieux que notre ère après J.C…… impressionnant !!!
Nous rentrons de cette balade nautique enchantés même si le prix nous a paru excessif et en très forte augmentation avec celui qui est indiqué dans notre guide touristique.
Nous revenons bivouaquer à la Playa El Francès que nous avons déjà apprécié puis reprenons la route pour sortir du parc national afin de nous rendre à Esquel, petite ville sur la Ruta 40 un peu plus au nord.
Nous visitons le centre ville et nous rendons à la gare afin de pouvoir admirer la Trochita, dernier survivant des trains à vapeur du Ferrocarril Roca. Malheureusement, la vénérable machine est en révision et nous ne pourrons que photographier une copie à l’arrêt sur le quai de la gare.
Nous visitons aussi une exposition de peintures naïves au centre culturel de la ville.
Nous voulons nous rendre à la station de ski se trouvant juste au-dessus de la ville pour bivouaquer le soir mais nous sommes déçus. En effet, en guise de station de ski, il n’y a qu’un immense parking, deux bâtiments fermés à cette saison et une remontée mécanique à l’arrêt.
Comme il fait un froid glacial, nous décidons de redescendre en ville et de bivouaquer sur le parking de la gare.
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