PARC NATIONAL PERITO MORENO
Nous arrêtons notre route le vendredi 25 janvier près du Lago Cardiel sur la route nous menant au parc national Perito Moreno après 250 kilomètres parcourus. Les routes sont parfois bitumées parfois en gravier. Il est assez étonnant de voir des routes en construction, dont des kilomètres sont bitumées, qui restent fermées à la circulation, nous obligeant à emprunter des ripios souvent en très mauvais état.
Nous aurons dépassé nos 10 000 premiers kilomètres sur le continent sud américain au cours de ce trajet.
Nous nous arrêtons à cet endroit car nous sommes interpelés par un homme qui agite ses bras en criant sur le bord de la route.
Nous comprenons qu’il est en difficulté avec son véhicule près du lac et qu’il nous demande son aide.
Nous lui proposons d’aller voir ce qu’il en est pour essayer de l’aider. Nous pensons que nous ne courrons aucun risque et nous apprécierions ce geste si nous nous trouvions dans son cas.
Nous faisons ainsi la connaissance de Lee et Kim, deux canadiens en vacances en Patagonie, qui pour pouvoir s’approcher plus près du lago Cardiel se sont ensablés profondément avec leur petit voiture de location.
La situation de leur voiture est telle qu’il nous est impossible de nous en approcher avec la Casilla et nous décidons de descendre la cellule pour alléger le véhicule et aller les treuiller.
Ceci nous fait un bon exercice car nous n’avions pas fait cette manœuvre depuis notre départ de France.
Après les efforts de tous (Lee nous aide amplement !), nous les sortons d’affaires et nous sentons, même si nous ne comprenons pas tout ce qu’ils nous disent, qu’ils sont contents et soulagés.
Comme il est tard, nous décidons de bivouaquer à cet endroit avant de reprendre notre route.
Nous repartons le lendemain pour atteindre GOBERNADOR GREGORES en fin de matinée. A la recherche d’un camping ou bivouac, nous retrouvons la famille LES HEDONISTES (Sébastien, Lise, Léa et Armand) dont nous avions fait connaissance au lago Azul à Noël.
Nous partageons notre repas puis nous allons nous renseigner au syndicat d’initiative. A cet office, Pablo nous renseigne avec passion sur sa ville et nous offre de venir nous connecter à son électricité si nous en avons besoin.
Nous allons donc jusqu'au mirador dominant la ville et la vallée qui est toute verte et en total contraste avec le reste de la région totalement aride.
Après les courses, nous retournons au syndicat d’initiative pour refaire le plein des batteries durant toute la nuit.
Nous nous connectons à un point wifi le dimanche 27 pour appeler notre fille puis nous retournons au bivouac trouvé la veille afin de faire un barbecue.
La connexion internet de l’après-midi étant désastreuse, nous ne pouvons mettre à jour le blog et les photos. Ceci nous permet cependant de voir arriver tranquillement nos amis, Soif de Bougeotte et nous fêtons nos retrouvailles (il est vrai que nous nous ne sommes pas vus depuis presque deux jours !!!) en prenant l’apéritif….. tous les motifs sont bons, non ?
Nous reprenons la route le lundi 28 pour emprunter une ruta 40 en travaux et donc en très mauvais état pour arriver au parc national Perito Moreno en fin de journée.
Le temps est gris et le vent souffle beaucoup. Nous nous installons sur le parking du centre d’information des guadaparques du parc national pour attendre nos amis Soif de Bougeotte.
Nous traversons tout le parc le mardi 29 pour nous rendre au poste des guadarparques de la section El Rincon, qui sera notre point de départ pour diverses randonnées.
Le temps est toujours menaçant et très venté. Nous positionnons la Casilla le plus en face du vent mais il y a toujours des mouvements dans le véhicule.
Notre environnement est splendide avec des montagnes aux multiples couleurs : ocre, jaune, brun, vert, noir, blanc….
Nous nous rendons l’après-midi avec notre véhicule au lago Volcan et au rio Lactéo. Nous découvrons alors un lac d’un bleu « comme sous les tropiques » mais la chaleur n’est pas là !!! Le vent par contre est toujours aussi présent et il nous faut nous ancrer avec nos jambes dans le sol pour pouvoir le contrer et faire des photos !!!
Nous poursuivons notre balade jusqu’à l’ancien pont de bois des premiers gauchos de l’estancia El Rincon qui leur permettaient de traverser le rio Volcan avec leur troupeau.
Comme il ne fait pas très chaud à cause du vent qui souffle très fort, nous rentrons à notre bivouac pour nous mettre au chaud et préparer notre randonnée du lendemain.
Le 30 janvier, nous entreprenons la montée du Cerro Léon (environ 300 mètres de dénivelé) pour aller voir le panorama de toute cette partie du parc national qui est magnifique.
La montée est raide au démarrage car en ligne droite, mais nous arrivons à un premier palier nous permettant de voir la plaine environnante et surtout les montagnes en face de toutes les couleurs.
Nous croisons aussi un troupeau de guanacos.
Nous poursuivons notre ascension un peu plus et pouvons apercevoir le lago Belgrano d’un bleu tropique très lumineux. Nous attendons les trouées de soleil dans les nuages pour faire les plus belles photos possibles.
Nous montons encore plus haut mais proche du sommet, je m’arrête car la pente est trop ardue et mon appréhension du vide me fait redouter la redescente. Patrice se rend au sommet du Cerro Léon (1 470 m) pour pouvoir nous faire des photos de tout le lago. Cependant, le vent souffle tellement fort au sommet qu’il se dépêche de redescendre.
Nous retrouvons notre bivouac auprès de l’estancia El Rincon et profitons de cette fin de journée pour visiter le petit musée relatant la vie de l’estancia à son origine en 1910.
Comme le vent a encore soufflé très fort cette nuit ? faisant vaciller la Casilla de nombreuses fois, nous décidons d’aller à l’autre bout du parc le lendemain matin afin de nous mettre à l’abri des arbres du Lago Burmeister.
Nous trouvons en effet un bel endroit sous les arbres, mais le vent est encore plus violent à cet endroit (il vient de la cordillère des Andes en permanence selon la guadaparque sur place !!) nous empêchant de nous approcher du lac.
Sauf Patrice qui brave les embruns, le vent et le froid pour aller voir comment c’est. Il faut être un normand pour accepter des conditions pareilles !
Au cours de cette balade, Patrice nous cueille des tiges de rhubarbe et je décide de confectionner une tarte pour notre repas du soir. Nous apprendrons le lendemain qu’il ne s’agit pas de pieds sauvages mais plantés par les guadaparques…………Houps !!!
Nous nous réveillons le 1er février sous la pluie. Le vent a un peu faibli et les montagnes qui nous entourent sont toutes blanches par la neige. Nous décidons alors de partir car nous ne pouvons pas faire de promenades et nous n’espérons pas une amélioration rapide du temps.
Nous reprenons la route de sortie du parc, au début avec nos amis Soif de Bougeotte, pour les aider (si nécessaire) dans les endroits rendus délicats par la pluie puis poursuivons notre route seul vers le nord pour une nouvelle destination : la Cueva de Los Manos.
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