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Nos aventures avec le monde

Bosques petrificados

6 Décembre 2012 , Rédigé par Patrice et Véronique Publié dans #carnet de route

Bosques petrificados

Le 13 novembre, après une dernière connexion wifi au camping de RADA TILLY, nous reprenons la route n° 3 vers le sud. Identique depuis le début, bien que celle-ci soit asphaltée, elle n’en reste pas moins monotone.

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Bosques petrificados

Après CALETA OLIVIA, la route longe le bord de mer sur sa gauche et un champ de derricks sur sa droite. Nous nous arrêtons pour faire des photos et films et alors que Patrice traverse la route pour avoir un autre point de vue, il aperçoit en contrebas de la route nos amis Daniel et Tarzan, confortablement installés sur la plage. (Tarzan a parié que nous nous rencontrerions 10 fois au cours de notre voyage : celle-ci est la n° 2 puisque la première était à PUERTO MADRYN).

Ni une ni deux, nous prenons aussi le petit chemin pour les y rejoindre et prenons la décision de rester pour déjeuner.

Bosques petrificados

Très gentiment, Daniel nous propose de partager son repas : une cuisine de gambas. Comment refuser quand on connaît le talent de cuisinier de notre ami !!!

Nous passons ainsi un agréable moment et découvrons qu’une colonie de lions de mer a élu domicile tout proche de leur bivouac.

Nous nous rendons donc sur place pour voir ces animaux. Nous commençons tout d’abord par les sentir (ils sentent vraiment pas très bons !!!) puis les apercevons tranquillement installés au bord de l’eau.

Bosques petrificados
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Que dire sur ces animaux : qu’ils sont agressifs et/ou plutôt agités car les prises de bec sont constantes entre mâles mais aussi avec les femelles. Les coups de dents sont données assez violemment. De plus, les bagarres entre adultes se font sans tenir compte de leur environnement. Ainsi si deux mâles se battent, ils passent sur tout ce qui les entourent : femelles ou petits lions de mer qui, s’ils ne veulent pas finir écraser par le poids du mâle, doivent se retirer prestement.

Bosques petrificados

Après quelques photos, nous revenons dire au revoir à nos amis pour reprendre notre route vers le sud. Nous arrivons le soir devant l’entrée de la réserve naturelle des bosques petrificados.

S’agissant d’une réserve, nous ne pouvons dormir proche des infrastructures, c’est bien dommage car il souffle un fort vent et nous voulions nous mettre un peu à l’abri.

Nous croisons, dans notre recherche d’un bivouac pour la nuit, Jean-Marc et Isabelle ainsi que toute la petite famille en camping-car (Anne, Stéphane, Rémy et Hugo) qui parcourent comme nous l’Amérique du Sud. Effectuant la boucle dans le même sens, nous sommes amenés à nous revoir régulièrement.

Nous décidons de nous installer juste avant l’entrée de la réserve naturelle, dans un endroit un peu à l’abri du vent. Le spectacle environnant est superbe malgré le jour qui décline et la brume dans le lointain.

Bosques petrificados
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Nous dormons comme des loirs mais sommes cependant debout dés la première heure pour aller visiter la réserve naturelle.

Voici une description de celle-ci : dans une plaine aride entourée de montagnes de faible altitude, se trouve un lac complètement asséché. Et tout autour de nous, nous découvrons des arbres à terre en grand nombre. Cependant, ces arbres ont la particularité d’être pétrifiés, c’est-à-dire changés en pierre.

Bosques petrificados
Bosques petrificados

Ce phénomène naturel est du à l’activité, il y a plusieurs millions d’années, du volcan Madre y hija qui a recouvert de cendres une forêt. Durant les centaines d’années qui ont suivi, la présence de cette cendre et l’absence de pluie ont empêché la putréfaction du bois et provoqué la fossilisation des arbres directement sur place.

Il est étonnant de voir ces troncs avec toutes leurs nervures et de penser qu’il ne s’agit que de pierre.

La taille des arbres nous impressionne aussi et nous nous mettons à rêver de la magnifique forêt qui devait se trouver en ces lieux dans les temps passés.

Bosques petrificados

Nous parcourons le sentier de deux kilomètres qui montent sur une hauteur et nous découvrons au sommet un paysage complètement désertique et grandiose.

Bosques petrificados

A la descente du sentier, nous avons l’impression de nous nous retrouver dans un champ de coupe de nos forêts tant il y a de troncs au sol.

Nous quittons cet endroit avec le sentiment que la nature est belle mais aussi que nous sommes peu de choses face aux éléments et au temps.

Nous reprenons la route pour l’est cette fois et comme nous n’aimons pas faire des kilomètres dans un sens pour avoir le sentiment de revenir sur nos pas sur la route suivante, nous décidons de prendre la route le plus en ligne droite vers notre destination. Nous comprenons après nous être engagés sur ce ripio, qu’il s’agit de chemins menant d’une estancia à une autre.

Nous nous arrêtons à la première estancia qui s’avère être un site d’exploitation de minerais pour les interroger si nous pouvons rejoindre la route 47 et si nous pouvons traverser les estancias. L’autorisation nous est aimablement donnée par un ouvrier qui nous indique un peu notre chemin.

Nous poursuivons donc sur ce chemin qui ressemble plus à un chemin de fermes avec ornières et trous mais l’absence de pluie ne le rend pas boueux.

Bosques petrificados

Nous nous arrêtons à midi dans une estancia complètement abandonnée et mise à part le bruit des oiseaux et du vent, c’est le silence qui règne en cet endroit.

Nous poursuivons notre chemin et rencontrons une multitude d’animaux dont un renard gris pas trop craintif qui se laisse facilement photographié, des guanacos qui traversent en courant notre route mais aussi des choïques dont les mâles qui assurent l’éducation des petits nous laissent interrogatifs. En effet, à notre approche, le mâle se sauve en déployant ses ailes mais sans pour autant vérifier que les petits suivent. Régulièrement, le mâle a disparu depuis un bon moment alors qu’un petit court toujours sur le chemin devant la Casilla.

Bosques petrificados

Nous découvrons aussi de petits lacs qui apparaissent tout bleus dans cet environnement de pierre et complètement désertique.

Ces havres d’eau douce sont une providence pour un bon nombre d’oiseaux dont de magnifiques flamants roses.

Bosques petrificados

Lors d’un arrêt photo proche d’un de ces lacs, nous voyons arriver de nulle part un pick up avec deux personnes à son bord.

Leurs aspects bourrus et mécontents ne nous impressionnent pas outre mesure. Nous leur expliquons que nous sommes français et que nous avons obtenu l’autorisation dans la première estancia de passer.

Comprenant qu’il ne servirait à rien de discuter avec nous compte tenu de notre niveau en espagnol, mais souhaitant que l’on quitte leur propriété au plus vite, les deux hommes nous indiquent qu’il faut les suivre pour nous mettre sur le bon chemin. Nous obtempérons ne souhaitant pas avoir de problème avec ces deux « ours ».

Nous sortons donc de cette estancia un peu méfiants car il nous en reste encore d’autres à traverser et nous ne savons pas quelle sera la réaction de chaque propriétaire. Nous poursuivons cependant notre chemin sans rencontrer âme qui vive. En arrivant devant une habitation, nous nous arrêtons pour valider que nous sommes sur le bon chemin auprès de deux personnes très gentilles qui s’intéressent à notre périple.

Nous retrouvons ainsi la route (enfin le ripio) n° 47 et nous continuons notre route vers l’est afin d’atteindre PUERTO DESEADO avant la fin de la journée.

La fatigue aidant, Patrice roule un peu plus vite sur ce ripio et ne voit pas une déformation de la route. Le véhicule décolle complètement et se pose un peu plus loin sur ses quatre roues. Nous nous arrêtons aussitôt pour vérifier qu’il n’y a pas de dégâts. Ce qui est le cas mais nous sommes maintenant plus vigilants pour que cela ne se reproduise plus.

Nous traversons enfin le ria DESEADO et retrouvons la route bitumée qui nous mène à PUERTO DESEADO.

Nous nous installons pour la nuit au camping municipal qui est fermé car la saison n’est pas commencée mais « ouvert » pour l’électricité et l’eau ce qui nous permet de nous mettre à l’abri du vent, de recharger les batteries et de faire le plein d’eau.

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