VALLEES CENTRALES DU CHILI
Nous arrivons le samedi 22 avril 2013 près de LOS ANGELES (au Chili bien sûr) et décidons de bivouaquer près de la rivière Laja et de ses chutes d’eau.
Voici l’organisation qui est prévu à notre arrivée à la ville LA LAJA :
1 – nous devons rencontrer Don Ramon, père de Marcelo, notre ami de VALDIVIA, dans le centre ville où il y possède un restaurant
2 – Don Ramon doit nous accompagner jusqu’au domicile des parents de Claudia, la femme de Marcelo, car ils habitent à la campagne et il n’est pas facile de les trouver
Mais cela ne fonctionne pas tout à fait comme cela, car à notre arrivée le dimanche après-midi, le restaurant est fermé. Et nous n’avons pas d’autre adresse et uniquement le numéro de téléphone du restaurant.
Nous décidons alors de bivouaquer à proximité en demandant à un particulier si nous pouvons nous garer dans sa cour car les lieux de bivouac libre sont très difficiles à trouver dans le coin.
Nous rencontrons au final Don Ramon, le lundi 22 dans la matinée et accompagnés de sa femme, il nous fait une visite guidée de la ville de LA LAJA qu’il connaît très bien.
Puis nous déjeunons d’une délicieuse casuela de poulet (sorte de bouillon de poulet avec des légumes et parsemé de cerfeuil frais) dans le restaurant.
En début d’après-midi, nous arrivons enfin chez Francisco et Isaura, les parents de Claudia. Malheureusement, la récolte du raisin est terminée mais nous pouvons assister au pressage de celui-ci.
Il ne s’agit pas à proprement parler d’un pressage mais de la séparation du grain de son rameau et dans l’opération les grains de raisin explosent pour qu’au final dans la cuve, il y ait du jus de raisin, des grains de raisin et de la peau de raisin.
Francisco soutire immédiatement du jus de raisin qu’il met dans un fût opaque et totalement fermé afin que celui-ci ne fermente pas. C’est de la chicha (mais rien à voir avec la boisson alcoolisée à base de maïs fermenté).
Dans la cuve, il laisse le marc et du jus de raisin et plusieurs fois par jour, pendant presque un mois, il remuera ce mélange pour que le marc se mélange avec le jus.
Ce n’est qu’à l’issue de cette période qu’il soutirera son vin qui pour l’avoir gouté est excellent.
Nous sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse par Isaura et Francisco et ils nous font l’honneur de visiter leur propriété de trois hectares où ils élèvent des cochons, des poules et disposent d’une petite parcelle de vigne d’un cépage local dont je ne me souviens plus du nom.
Sont aussi présents la sœur d’Isaura et son mari, Marta et Jacinto, de LOS ANGELES. Nous passons un agréable moment en leur compagnie à tous et c’est dans la bonne humeur que nous passons la soirée à visionner des photographies de la France et notamment des monuments de Rouen.
Le lendemain, nous faisons une petite balade jusqu’au réservoir d’eau qui alimente toutes les maisons du coin et Patrice peut monter à son sommet pour prendre quelques photos.
En attendant que le dessert refroidisse (du mote con huesillos c’est-à-dire du blé cuit avec des pèches séchées cuites dans un sirop au miel – dessert typique et très répandu au Chili puisque l’on rencontre souvent des marchands ambulants avec de petits étals qui en proposent), Patrice initie Francisco et Jacinto à la pétanque.
Nous nous plaisons vraiment en leur compagnie mais ne voulant pas abuser, nous décidons de reprendre la route pour de nouvelles découvertes.
Nous remercions avec beaucoup de gratitude ces personnes rencontrées au hasard de notre voyage qui nous ouvrent spontanément leur maison et leur cœur.
Notre prochaine étape sera la ville de LOTA près du Pacifique que nous atteindrons le mercredi 24 avril.
Nous y visitons la mine de charbon, Chiflon del Diablo (sifflet du diable) qui n’est plus en activité mais qui avait la particularité d’avoir tous ses boyaux d’extraction sous la mer alors que l’on y rentre par un puits de 25 mètres de profondeur à partir de la terre.
Daniel, un ancien mineur, nous en dévoile une petite partie et l’on sent qu’il a été fier de faire ce métier.
Nous sommes impressionnés par le noir régnant au fond de cette mine et admirons les hommes et enfants qui y ont travaillé.
Nous poursuivons la visite de la ville de LOTA par le musée situé dans la maison de la famille Cousino, ancienne propriétaire des mines locales, et du jardin qu’un de ses membres a créé à proximité et qui est devenu maintenant le parc de la ville.
Il est impressionnant de voir ce jardin joliment arrangé avec de nombreuses statues blanches jouxtant des terrils de charbon complètement noirs.
Nous poursuivons notre route vers CONCEPCION, grande ville qui ne nous laisse pas un souvenir impérissable mis à part sa rue piétonne commerçante avec ses protections contre le soleil.
Nous découvrons cependant sur le marché aux fleurs un étal avec des roses naturelles multicolores d’origine équatorienne très surprenantes.
Depuis quelques temps, sur notre route, nous traversons des forêts immenses de pins et d’eucalyptus. Cette partie du Chili est un lieu de production de cellulose très important.
Nous croisons quelques usines de production de cette matière, qui semblent très modernes.
Il est étonnant de voir cet aspect du développement du Chili - tout comme les centres commerciaux dans les villes qui n’envient rien à l’Europe - et l’activité agricole des campagnes qui se fait encore assez souvent avec de la traction animale (cheval ou bœuf).
J’arrête là ma parenthèse sur notre impression de la situation économique de ce grand pays.
Nous poursuivons notre route jusqu’à CHILLAN où nous faisons une halte pour visiter le magnifique marché aux fruits et légumes et la halle à la viande. La spécialité nationale de cette ville est la longuiza, sorte de saucisse de porc, longue et épicée.
Nous déjeunons rapidement dans un petit restaurant du marché mais mal nous en a pris, car je me sens patraque pendant la fin de journée et toute la journée du lendemain. Sûrement le poisson pané !! Il faut dire que ce n’est pas malin de manger du poisson si loin de la mer et dans un restaurant où après coup, nous constatons un état de délabrement de l’ensemble du bâtiment.
Nous nous rendons jusqu’à la Vallée Hermoso dans la Nevada de CHILLAN et restons la journée du 27 avril tranquille dans le camping car pour que je puisses me remettre de mon indigestion.
Le dimanche 28, nous visitons très rapidement la station de ski Nevada de CHILLAN mais renonçons aux bains d’eaux chaudes en plein air…… toujours un peu patraque du côté des intestins et l’air ambiant est un peu frais pour nous aventurer à nous mettre en maillot de bain.
Nous redescendons un peu dans la vallée Las Trancas. Nous nous arrêtons au bout d’un chemin pour déjeuner le midi et faisons la rencontre d’une gentille petite famille chilienne. Pendant la visite de la Casilla par les parents, Patrice devient un court instant la nounou de la petite Sofia, qui n’est pas du tout intimidé par lui…..Etonnant quand on voit l’effet qu’il fait habituellement sur les petits français !!!!
Après le repas, nous décidons d’aller faire une petite balade en direction du volcan Chillan et nous nous retrouvons face au front de lave qui obstrue toute une vallée.
Le paysage est minéral, noir et très impressionnant.
Nous revenons tranquillement le lundi 29 sur CHILLAN pour un dépôt de linge à la laverie. Pour attendre le soir la restitution du linge, nous flânons en ville et Patrice se laisse convaincre par un marchand d’acheter un vélo…..avec un moteur – Faut quand même pas pousser, les côtes sont trop dures à monter à la seule force des mollets !!!!
Nous quittons CHILLAN et poursuivons notre route sur la Panaméricaine ou route 5 en direction du nord pour nous rendre dans la réserve nationale Radal 7 Tazas.
Sur la route d’accès, nous apercevons au loin un nuage de poussières et pensons aussitôt que nous allons arriver sur un ripio. Mais non, ce n’est qu’un troupeau de moutons immense qui bloquent toute la route et qui dégage cette poussière.
A notre arrivée dans la réserve, malheureusement, il pleut assez fortement et nous ne verrons pas très bien les différentes particularités de celle-ci : la cascade « Voile de la mariée ». Certes il pleut, mais le débit n’est pas très impressionnant.
Les 7 tasses qui sont des bassins creusés dans le basalte noir par le rio Claro où l’eau doit normalement s’écouler d’un bassin à un autre. Même constat : le débit de l’eau n’est pas suffisant et nous voyons bien les bassins mais avec une eau stagnante.
Et nous ne vous parlons pas de la cascade La Léona qui est complètement inexistante pour cause de manque d’eau. Nous discutons cependant avec de jeunes chiliens qui font la visite en même temps que nous et Patrice peut faire la connaissance d’un homonyme dans ce pays : Patricio.
Nous poursuivons jusqu’au parc Inglès et restons le restant de la journée dans la Casilla compte tenu d’une pluie incessante et importante.
Le lendemain, jeudi 2 mai, le temps s’est éclairci et nous partons pour faire la randonnée du sentier Los Chiquillanes devant nous permettre de voir un panorama de la vallée du Rio Claro.
Le début grimpe fortement mais nous pouvons le faire sous un soleil timide. Arrivée au sommet de la balade, Patrice décide de monter encore un peu plus haut…..dans un arbre pour pouvoir prendre d’autres photos.
Malheureusement, vers 13 heures, les gouttes d’eau nous retrouvent et c’est sous une pluie battante que nous rentrons à la Casilla.
Nous repartons le lendemain avec beaucoup de précaution car la route d’accès est complètement inondée nous cachant les trous et autres difficultés pour la conduite.
Nous nous rendons maintenant dans la vallée de SANTA CRUZ et le soleil est de nouveau avec nous.
Nous ne visiterons la ville de SANTA CRUZ que très rapidement car la seule particularité de celle-ci est son église et la place adjacente, mais comme il y a une cérémonie d’enterrement, nous trouvons déplacer de nous y rendre avec nos appareils photos.
Nous nous rendons alors dans la vallée de LOLOL, où se trouve un grand nombre d’exploitations agricoles produisant du vin ou de l’huile d’olive.
Nous voulons nous arrêter dans la propriété vinicole Vina de Santa Cruz, mais il est trop tard et un français croisé à son entrée nous indique qu’il s’agit plutôt d’une attraction touristique et qu’une propriété typique locale.
Nous décidons alors de poursuivre et rencontrons une exploitation dont le nom a des consonances françaises en ce qui concerne le propriétaire : Hacienda Araucano de François Lurton.
Nous nous engageons dans la propriété et sommes accueillis par Guillaume, un français. Nous avions tout bon sur l’origine française de l’exploitation.
Normalement, le vignoble ne se visite pas, mais Guillaume accepte que nous bivouaquions sur le parking du chai et que nous nous promenions parmi les parcelles du vignoble.
Il prend le temps le lendemain matin de nous expliquer rapidement les cépages présents – cabernet sauvignon et carmerere (ancien cépage français disparu en France mais remis en production de manière importante et unique au Chili), le travail du vin avant sa mise en fûts et diverses informations sur la vie chilienne. Nous le remercions chaleureusement de son agréable accueil et nous apprécions de pouvoir comprendre toutes ces explications.
Le soleil est de nouveau avec nous et nous poursuivons notre route jusqu’à BUCALEMU, petit village de pêcheurs où nous déjeunons des produits de la mer à la terrasse d’un restaurant face à l’océan.
Nous longeons la côte pour nous arrêter bivouaquer le soir sur la plage de la pointe de Los Lobos, spot de surf très connu.
Le temps est superbe et nous décidons de rester le dimanche 5 mai sur place pour profiter du spectacle des surfeurs sur les vagues de l’océan pacifique.
Patrice profite de cette journée de détente pour étrenner son vélo à moteur : superbe pour monter les côtes mais d’aucune efficacité sur le sable de la plage !!!
Nous repartons le lundi 6 mai pour nous rendre un peu plus au nord afin de visiter la ville de VALPARAISO.
/image%2F0059167%2F201209%2Fob_1dab83_planisphere-avec-parcours-prevu.gif)



/image%2F0059167%2F201306%2Fob_6186a9_017-cochons-dans-la-vigne-chez-francisco-a-laja.jpg)
/image%2F0059167%2F201306%2Fob_47e9e7_018-cochons-dans-la-vigne-chez-francisco-a-laja.jpg)






/image%2F0059167%2F201306%2Fob_d48735_084-fleurs-reels-multicolores-marche-centre-ville.jpg)
/image%2F0059167%2F201306%2Fob_91cf49_085-fleurs-reels-multicolores-marche-centre-ville.jpg)
/image%2F0059167%2F201306%2Fob_a38cba_026-vue-du-bivouac-dans-la-foret.jpg)
/image%2F0059167%2F201306%2Fob_167ddf_087-exploitation-bois-sur-la-route-vers-chillan.jpg)
/image%2F0059167%2F201306%2Fob_f5e5ef_088-exploitation-bois-sur-la-route-vers-chillan.jpg)

/image%2F0059167%2F201306%2Fob_e2cce6_025-charette-a-boeufs-pres-du-bivouac-dans-la-for.jpg)
/image%2F0059167%2F201306%2Fob_a771fe_089-paysan-en-charette-a-cheval-sur-la-route-vers.jpg)













/image%2F0059167%2F201306%2Fob_5787082f67da4c63e37ca2fb13ff9af7_198-bucalemu.jpg)
/image%2F0059167%2F201306%2Fob_fb9c92_200-restaurnt-a-bucalemu.jpg)


