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Nos aventures avec le monde

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

20 Juin 2013 , Rédigé par Patrice et Véronique Publié dans #carnet de route

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous déjeunons le vendredi 17 mai 2013 avec Clara et Federico, nos deux amis argentins qui ont passé la nuit sous la tente et nous leur souhaitons un bon voyage en vélo jusqu’en Equateur. Chapeau bas à vous pour votre courage !!!

Nous finissons de nous préparer pour prendre aussi la route et nous partons en direction de RODEO.

Quelques kilomètres plus loin, nous revoyons notre petit couple d’amis qui pédalent dans la même direction.

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ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMAROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

La route que nous empruntons monte régulièrement jusqu’à un col à plus de 2 800 mètres d’altitude puis redescend tranquillement sur la ville de RODEO. Le tout avec des paysages de grandes plaines arides et la cordillère des Andes enneigée en toile de fond.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA
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Nous croisons quelques maisons construites avec des murs en terre et des toits plats en paille et torchis.

Nous arrivons en fin de journée à RODEO, petit village fait de maisons identiques à celles que nous voyons depuis un moment avec une rue principale asphaltées et les petites rues adjacentes en ripio.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA
ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

En quittant le village le lendemain matin, nous découvrons un grand lac entouré de montages de toutes les couleurs.

Jusqu’à fin avril, ce lac ne doit pas avoir d’eau et il est possible de pouvoir y faire du char à voile, les vents y étant importants et constants. Ce ne sera pas notre cas car le lac est plein d’eau.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA
ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA
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Nous poursuivons notre route dans une quebrada (on dirait une vallée encaissée en France) très jolie mais avec parfois la surprise de voir la route complètement effondrée et une déviation sommaire en lieu et place.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA
ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous atteignons la ville de SAN JOSE DE JACHAL et nous y faisons une petite pause pour que je puisse me rendre chez le coiffeur. Il n’est pas toujours facile d’expliquer ce que l’on veut mais au bout du compte, on arrive à un résultat satisfaisant. Il est vrai que les coiffeurs dans ce pays n’ont pas l’habitude de couper les cheveux courts aux dames, celles-ci les portent généralement très longs.

Une autre particularité des techniques de coiffures en Amérique du Sud est que l’on vous coupe les cheveux après les avoir humectés avec un vaporisateur d’eau d’abord, et qu’ensuite on vous les lave. Un peu déroutant la première fois !!!

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous reprenons la route et décidons de reprendre la route 40 nous obligeant à redescendre (très peu) vers le sud avant de bifurquer vers le nord.

La première partie de cette route est horriblement monotone : toute droite, dans une plaine aride avec quelques petites montagnes sur notre gauche.

La route est asphaltée mais parfois nous devons passer de grands caniveaux qui servent à l’évacuation de l’eau des montagnes lors des crues de printemps.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Heureusement, après une centaine de kilomètres, nous découvrons un paysage complètement différent de relief en pierre rouge, creusées par l’eau et entrainant la route dans un canyon plein de méandres. La route est d’abord en bonne état mais ensuite cela se dégrade et nous devons descendre à flanc de montagnes avec l’impossibilité de croiser un autre véhicule…..mais quel paysage !!

De nombreux cactus poussent de part et d’autre de la route, nous avons l’impression d’être dans un décor de Far West !!!

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

De retour à la civilisation, nous captons un wifi gratuit près de la station essence de NONOGASTA et décidons d’y bivouaquer pour la nuit.

Nous arrivons le 20 mai dans la ville de CHILECITO, principale agglomération de la région.

Nous visitons l’installation du téléférique qui était anciennement utilisé par les mines environnantes. Il s’agissait de mines d’or, argent et cuivre qui se trouvaient à plus de 35 kilomètres de la ville et à une altitude de plus de 3,5 kilomètres au-dessus. Il fallait 4 heures pour acheminer les hommes par ce moyen de transport sur leur lieu d’exploitation.

Cette installation a été mise en place en 1904 et exploitée jusqu’en 1930 même si l’entretien du mécanisme ait pris fin avec la première guerre mondiale (la conception et la maintenance de l’ouvrage étaient faites dans le cadre d’une collaboration entre une entreprise anglaise et allemande).

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous poursuivons notre visite de la ville de CHILECITO par sa place centrale. Nous nous rendons ensuite à une maison avec un jardin rempli de cactus de toutes sortes, mais contrairement à ce qui est indiqué dans notre guide, ce jardin ne peut se visiter.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous repartons pour nous rendre dans la ville de TINOGASTA où nous décidons de passer la nuit dans le parking de la station service ACA.

Sur la place centrale toute proche, des jeunes en motocyclette occupent leur temps en faisant des tours incessants de la place en prenant parfois de jolies jeunes filles derrière eux……peut-être est-ce un moyen de séduction, mais cela nous échappe. Il faut sûrement être jeune pour comprendre !!!

Alors que nous sommes au bivouac, un homme vient nous voir pour nous informer que le passage frontière tout proche (que nous voulions emprunter) est fermé pour cause de chutes de neige abondantes.

Nous le remercions de cette information et décidons d’aller vers ce passage frontière en prenant notre temps, notamment en nous arrêtant aux thermes de FIAMBALA. Aussi, peut-être que lorsque nous voudrons passer, la route sera dégagée.

Nous arrivons aux thermes le mardi 21 mai et nous prévoyons d’y rester la journée.

Les installations sont superbes et l’eau des bassins en cascade oscille de 43° à 25°. Comme vous le connaissez (il n’aime pas l’eau froide !), Patrice ne décolle pas des bassins de 39° à 43 °.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous sympathisons avec Ana-Maria et Roberto, un couple d’argentins vivants à BUENOS AIRES et aussi à TANDIL. Puis arrivent, Marta et Omar qui discutent avec nous. Il est tellement facile de faire des connaissances avec les Argentins, ils sont si accueillants et ouverts qu’il n’y a pas d’effort à faire (si ce n’est sur l’espagnol car c’est notre seul moyen de communication, avec les mains bien sûr !!!).

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Comme il est possible de bivouaquer sur place avec eau et électricité, nous décidons de rester pour la nuit.

En fin de journée, un camping-car Iveco français se gare juste à côté de nous et nous faisons connaissance de Dominique et Colette, deux jeunes retraités du nord de la France.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous passons notre soirée en offrant une projection de photos de la France et notamment des monuments de Rouen à nos amis argentins et la bonne ambiance aidant, Omar sort son accordéon pour nous interpréter quelques morceaux de musique.

Ce qui ne devait durer qu’une heure nous occupe jusqu’à une heure avancée de la soirée, mais qu’il est agréable de rire et discuter aussi bien entourés !!!

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Comme Dominique nous a informé que le passage frontière était toujours fermé, nous décidons de rester sur place le lendemain et de profiter des eaux chaudes pour nous relaxer.

Nous ferons un bain dans la matinée accompagné de Dominique puis, alors qu’il n’y a plus personne, en soirée entre l’apéritif pris pour l’occasion de l’anniversaire de Colette et le diner.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous repartons le jeudi 23 de cet endroit paradisiaque non sans avoir échanger nos coordonnées avec nos nouvelles connaissances.

Arrivés à FIAMBALA (ville étape du Paris-Dakar, dont toute la ville semble s’enorgueillir), nous apprenons que le passage frontière est toujours fermé. La neige et le vent créent des congères qui compte tenu de l’altitude (+ de 4 700 mètres) ne sont dégagés que lorsqu’il n’y a plus de risques.

Deux solutions s’offrent à nous :

  • Attendre sur place que la météo soit plus clémente
  • Reprendre la route vers le nord de l’Argentine pour emprunter un passage frontière moins élevé (tout en sachant qu’à l’heure où nous nous trouvons, tous les passages frontières vers le Chili sont fermés !!!)

Nous décidons de poursuivre vers le nord par l’Argentine plutôt que par le Chili, et cette page qui devait initialement s’appeler « Route vers COPIAPO » devient « Route vers SAN PEDRO DE ATACAMA ». Comme quoi dans ce genre de voyage, l’improvisation est toujours la bienvenue !!!!

Nous empruntons donc la route ou plutôt la piste vers ANTOFAGASTA DE LA SIERRA en passant par PALO BLANCO.

Dans cette bourgade, nous hésitons sur la direction à prendre et une voiture s’arrête auprès de nous pour nous renseigner. C’est très gentiment qu’un homme nous propose de le suivre pour nous mettre dans la bonne direction.

Il s’agit du propriétaire du vignoble local et nous passons près d’une heure à discuter avec lui. Il nous explique avec force dessins à l’appui la piste que nous devons prendre et nous indique qu’elle est tout à fait franchissable avec la Casilla. En prime, il nous offre une bouteille de son cru.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous voilà donc parti, pas vraiment rassurer pour moi en tant que navigatrice, car je ne suis pas sûre d’avoir les cartes avec le traçage de toute la route à faire. Bon, nous verrons bien !!!

Alors que nous finissons notre pause déjeuner, nous voyons arriver Dominique et Colette avec leur Iveco qui ont décidé aussi plutôt que d’attendre une éventuelle ouverture de la frontière de faire cette piste avec nous.

Dés les premiers kilomètres parcourus, nous nous réjouirons chacun d’être ensemble…..cela rassure en cas de difficultés !!!!

Nous commençons donc cette expédition en remontant le cours d’un torrent en franchissant de multiples fois celui-ci, entouré de falaises avec parfois l’obligation de rouler dans le lit du torrent, tellement la gorge est étroite.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous ne rencontrons aucune voiture sauf au bivouac du soir, lorsqu’un groupe d’une vingtaine de voitures arrivent en face de nous (il s’agit d’un rallye qui réalise le trajet dans le sens inverse au nôtre).

Nous passons une nuit au milieu de nulle part, sans un bruit si ce n’est le bruit du torrent proche.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous reprenons la route le lendemain pour finir la remontée du cours d’eau et arriver à LAS PAPAS. Il s’agit d’un tout petit village d’environ une dizaine de maisons, perché à plus de 3 000 mètres d’altitude, au milieu de nulle part dans la montagne.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous entamons ensuite une montée vertigineuse sur une piste de montagne aux virages en épingle à cheveux, très serrés.

Le devers et les à-pics sont très impressionnants et l’on « serre les fesses » tout le long de cette montée.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA
ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

C’est avec soulagement que nous atteignons le sommet de la montagne à plus de 4 000 mètres d’altitude et nous nous trouvons maintenant dans un grand plateau d’altitude, véritable désert de sable.

Nous sommes contraints de prendre un peu de vitesse pour ne pas nous enliser et la Casilla fait parfois du surf sur cette mer de sable.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA
ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Dominique avec son Iveco est en tête mais lors d’une erreur de navigation (il a voulu suivre les directives de son GPS !!!), il s’enlise profondément dans le sable. Heureusement, nous avions pris un peu de distance avec lui et sommes restés sur un sol dur.

Alors, il faut sortir les pelles, charrier des cailloux, dégonfler les pneus pour pouvoir sortir après deux essais le camion du piège de sable où il se trouve. Le tout à une altitude de près de 3 500 mètres rendant tout effort assez difficile.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA
ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMAROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Après deux heures d’effort, nous pouvons enfin repartir soulagés mais conscients qu’il nous faudra passer une nouvelle nuit près de cette piste avant de pouvoir en sortir.

Nous nous installons donc avant la tombée de la nuit près d’un rocher du campo de Piedra Pomez. Le vent est glacial et violent et Patrice place la Casilla pour lui mettre le nez face à celui-ci.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA
ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous partageons avec Dominique et Colette une bouteille de champagne argentin et un pot de foie gras ramené de France pour fêter dignement notre collaboration de la journée.

La nuit sera moyenne car nous avons du mal à supporter l’altitude (+ de 3 700 mètres) et le vent secoue gentiment la Casilla.

Nous nous levons le lendemain pour pouvoir reprendre la route vers 9 H 30. Patrice, comme d’habitude, met à tourner le moteur pour le faire chauffer un peu et va tranquillement se dégourdir les jambes dans les environs. Et là, le moteur s’arrête tout d’un coup !!!

Il nous faut alors (enfin les hommes principalement !) plonger les mains dans le moteur pour voir ce qui se passe. C’est tout simplement le gasoil, et principalement la paraffine de celui-ci qui a gelé dans le filtre décanteur. Il faut donc le démonter pour le purger avant de pouvoir reprendre la route.

Malgré l’équipement important des hommes, il s’avère que les boulons sont d’un diamètre qu’ils n’ont pas et il leur faut improviser pour pouvoir arriver à leur fin. De même, le groupe électrogène et le décapeur thermique de Dominique s’avèrent très pratique pour finir de dégeler le filtre car il fait encore – 1° à 10 H.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA
ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Enfin, vers 11 H nous pouvons partir et nous poursuivons notre route sur du sable avec en toile de fond les pierres blanches du campo de Piedra Pomez magnifiques.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Après notre pause déjeuner, nous arrivons au niveau du salar carachi pampa que nous contournons, puis c’est la dernière partie de la piste avant d’atteindre la route, enfin le ripio qui nous amène vers ANTOFAGASTA DE LA SIERRA.

Nous quittons Dominique et Colette à la fin de la piste, contents d’avoir pris la piste ensemble et d’avoir passer ces deux jours dans ce si joli paysage. Ils partent vers le sud et MENDOZA alors que nous poursuivons vers le nord.

A proximité d’ANTOFAGASTA DE LA SIERRA, nous voyons en bordure de ripio un champs de lave de volcan d’un noir profond et aux allures complètements cahotiques.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous arrivons dans le village d’ANTOFAGASTA DE LA SIERRA vers 15 H et nous nous mettons à la recherche d’un magasin pour refaire le plein de produits frais et de gaz. Les carabiniers nous renseignent gentiment et c’est dans une maison en adobe au toit en chaume que nous trouvons un magasin très bien achalandé.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous décidons de rester dans ce village le dimanche 26 mai, jour de mon anniversaire et de la fête des mères en France. Le wifi accessible librement nous permet d’appeler notre fille, Amélie sans aucun problème.

Alors que nous discutons avec Véronique, une amie en Normandie, une femme du village s’invite dans la Casilla et commence à parler à notre interlocutrice, trouvant cette connexion skype purement magique.

Nous ne pouvons fêter dignement les deux évènements ci-dessus mentionnés car il n’y a aucun restaurant dans le village….nous attendrons plus tard, ce n’est pas le plus important.

Nous reprenons la route le lundi 27 mai en empruntant le ripio et non la piste que nous a conseillé Dominique car il nous a été indiqué qu’il y avait eu beaucoup de neige dans le secteur.

Nous apercevons peu après notre départ nos premières vigognes ainsi que des fermes isolées.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA
ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous longeons une lagune magnifique dont les eaux sont partiellement prises dans la glace. Quelques oiseaux sont présents sur le site mais trop loin pour que l’on puisse les photographier.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

La route n’est pas en bonne état et petit à petit nous grimpons jusqu’à une altitude de 4 440 mètres. Nous rencontrons à cette hauteur de la neige et, alors qu’il y a une voie alternative sur la droite, Patrice plante la Casilla dans une portion de neige plus profonde.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Patrice est contraint de pelleter pour dégager les roues arrières, puis avec les petites vitesses et le blocage de pont, nous sortons sans soucis. A partir de maintenant, nous laissons volontiers la route principale pour prendre les pistes alternatives longeant la première.

Puis la route commence à descendre vers le salar del hombre muerto (salar de l’homme mort) qui resplendit de toute sa blancheur. Ses eaux sont d’un bleu magnifique. De notre hauteur, nous apercevons la route qui traverse le salar de part en part.

Nous préférons prendre le chemin alternatif qui contourne le salar car nous ne sommes pas vraiment sûrs de la route principale avec tout ce blanc qui peut aussi bien être du sel comme de la neige.

Nous constatons après coup que de nombreux camions des mines de la région passent sans problème par le centre du salar. Ce n’est pas grave, le contournement nous permet d’apercevoir des flamants roses.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA
ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous atteignons la route internationale menant au paso de sico mais compte tenu de l’heure tardive, nous décidons de nous arrêter dans le village d’OLACAPATO qui s’avère être le village le plus haut d’Argentine (4 090 mètres). Ce sera notre première nuit à plus de 4 000 mètres et celle-ci ne sera pas si mauvaise que cela. Nous devons nous habituer à l’altitude !!! Il est vrai que depuis plusieurs jours, nous sommes en permanence entre 2 500 et 4 000 mètres.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous repartons le mardi 28 pour nous rendre à SAN ANTONIO DE LOS COBRES afin de pouvoir faire le plein de carburant.

Sur la route, nous voyons notre premier troupeau de lamas qui paisse tranquillement au bord d’un ruisseau.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA
ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Comme nous sommes là, nous décidons d’aller visiter le viaduc la Polvorilla du tren a las nubes (train vers les nuages). Il s’agit du train le plus célèbre d’Argentine qui partait de SALTA et grimpait vaillamment jusqu’à la frontière chilienne. Malheureusement, maintenant le train ne se rend plus au Chili et arrête son trajet juste après le viaduc que nous visitons.

Il s’agit d’un viaduc de 64 mètres de hauteur pour 224 mètres de long enjambant un énorme canyon désertique. Sur une des pentes, on peut apercevoir les traces des marchands qui montent jusqu’au sommet lorsque le train passe, ce qu’il fait encore 2 à 3 fois par semaine.

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA
ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMAROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Nous passons sous le viaduc pour prendre la route 40 pour poursuivre un peu plus vers le nord mais quand on parle de route, il vaudrait mieux dire une piste en très mauvaise état dans sa première partie.

Le chemin est étroit, à flan de montagne avec de nombreux trous provoqués par les écoulements d’eau. Patrice préfère me faire descendre pour passer un passage assez ardu afin que mes cris et gémissements ne le déconcentrent pas dans sa conduite. Il doit être vigilant sur la droite pour ne pas toucher la paroi de la montagne avec la Casilla, et sur la gauche pour éviter qu’une roue ne morde trop dans un trou…..une vraie conduite au millimètre !!!

ROUTE VERS SAN PEDRO DE ATACAMA

Après les quinze premiers kilomètres, la route s’améliore et nous pouvons atteindre la ville de SUSQUES. Nous installons notre bivouac sur le parking d’un restaurant sur la route internationale vers le paso de Jama.

Alors que je nettoie le frigo où un saladier de cazuela de poulet a littéralement explosé, sûrement du à l’altitude et la pression, Patrice constate que notre galerie est totalement cassée et que le coffre repose sur le toit de la Casilla….. la structure n’aura pas résisté aux pistes et ripios !!!

Il nous faudra remédier à ce problème avant de reprendre la route le mercredi 29 mai 2013 afin de nous rendre au Chili.

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