Route de Montevideo à Puerto Madryn
Après avoir passé une très bonne soirée avec les compagnons de traversée de l'Atlantique de Patrice (Catherine, Dominique et Daniel), et avoir rangé nos bagages respectifs (on se demandait où on allait pouvoir mettre tout !!!), nous avons pris la route le 16 octobre vers le nord de l'Uruguay pour rejoindre PUERTO MADRYN.
Il nous fallait faire environ 1 800 kms et nous estimions notre temps de route à environ 4 jours mais c'est sans compter sur les aléas de la route comme vous allez le voir.
Tout d'abord, parlons ravitaillement car même si le camping-car (au fait si on l'appelait CASILLA qui veut dire "petite maison" - qu'en pensez-vous ?), je disais donc même si le camping-car est plein dans tous ses rangements de pâtes - riz - conserves, nous n'avons aucun produit frais notamment du beurre et du lait.
Comme tout bon français, nous nous sommes dit qu'à la sortie de MONTEVIDEO nous trouverions des grandes surfaces. Que neni, il n'en est rien ou du moins pas à la sortie que nous avons prise et une fois en pleine campagne, nous ne trouvions pas de commerce dans les villages rencontrés.
Nous avons donc consommé notre boite de cassoulet le soir de notre premier bivouac à CARDONA.
Nous avons appris ensuite à reconnaitre les magasins qui même s'ils n'ont pas d'aussi belle devanture qu'en France, sont cependant très bien achalandés.
Le lendemain, nous avons atteint FRAY BENTOS pour passer la frontière entre l'Uruguay et l'Argentine.
Les formalités d'immigration se sont bien passées, en moins de 5 minutes. Pour la douane (importation temporaire du véhicule), cela a été plus long et ce n'est qu'après plusieurs appels téléphoniques que l'on nous a autorisé à sortir d'URUGUAY. Notre entrée en ARGENTINE a été beaucoup plus rapide. C'est à ce moment là que l'on regrette de ne pas comprendre mieux l'espagnol !!!
Après le passage du pont séparant les deux pays, nous avons été arrêté par une petite famille de Nancy (David, Annick, les parents et les 3 enfants - Alexane, Elouan et Arwen - a.chacun.son.chemin.over-blog.com ) qui voyagent dans les deux amériques en vélo depuis 15 mois .... chapeau bas, nous leur témoignons toute notre admiration et décidons de partager notre repas.
Puis, juste après GUALEGUAYCHU, nous avons droit à notre premier contrôle par la police qui nous a verbalisé pour ne pas avoir allumé nos feux de croisement. Malgré le fait que nous avions les veilleuses du véhicule allumées, que nous n'avions pas d'argent argentin (du moins pas assez), le policier n'a rien voulu savoir et nous a remis un beau P.V. manuscrit à régler dans une banque nationale argentine.
Nous avons ensuite bifurqué vers le sud pour passer le fleuve Parana au niveau de ZARATE (vous vous rappelez : la dernière escale de Patrice avec le bateau). Il était temps de nous arrêter pour la nuit.
Ensuite notre chemin nous a conduit en pleine pampa par des routes, comment dire :
- droites, très droites sur des centaines de kilomètres,
- avec un paysage monotone : plat, des champs et herbages à perte de vue avec parfois des vaches ou des moutons.
- pas toujours très carrossable comme le début de la route entre CARMEN DE ARECO et RAWSON.
ou sur la route provinciale n° 1
Après un bivouac à CATRILO où nous avons assisté à un orage impressionnant en pleine pampa, nous avons emprunté la route 154. Toute droite durant 200 kilomètres avec uniquement des entrées d'estancias pour rompre le paysage.
Lors de notre pause du repas du midi, alors que nous nous étions stationnés dans l'entrée de l'un de ces estancias, nous avons été invité par Nestor LEGARRETA, un propriétaire gaucho ,qui rentrait chez lui, à venir à sa maison.
Tout d'abord un peu dubitatif car nous ne voyons pas de maison de là où nous trouvions, nous sommes entrés dans sa propriété par un chemin de terre et il nous a fallu rouler pendant un certain temps avant d'apercevoir la maison.
Nous avons été reçus très cordialement par ses parents et Nestor. Après un petit café avec pâtisserie maison, nous avons visité l'estancia à bord du 4x4 de Nestor, et tous ses animaux : moutons (3 000 bêtes), vaches ( 1 500 bêtes), cochons, ânes, chevaux, autruches et volailles de la basse cour ainsi que le matériel agricole d'une dimension imposante.
C'est avec une très grande gentillesse, comme nous le témoigne les argentins depuis notre arrivée, que nous avons été accueillis dans cette famille et nous en garderons un souvenir inoubliable. Nous avons gardé contact avec Nestor sur Facebook par l'intermédiaire de sa fille.
A notre départ en fin d'après-midi, la maman nous avait préparé des provisions : saucissons maison, oeufs et le reste des patisseries que nous avions dégusté avec le café.
Cette pause non prévue a un peu chamboulée notre planning mais les voyages sont faits surtout pour faire des rencontres, et nous ne voulions passer à côté. Ceci aurait été trop dommage.
Nous avons donc repris notre chemin et à la fin de la route 154, nous avons la désagréable surprise de voir notre premier contrôle sanitaire puisque nous changions de province. Possédant des pommes et du saucisson, nous ne voulions pas nous les faire confisquer par le personnel du poste de contrôle.
Après avoir validé avec ces personnes que nous pouvions passer avec des oeufs frais (nous en avions quand même 24 !!!), nous sommes allés nous stationner un peu plus loin et j'ai fait le gâteau aux pommes que je promettais à Patrice. Pour les saucissons, nous avons trouvé une cache en espérant que le personnel du poste de contrôle ne la trouvera pas.
Le contrôle se passe sans problème et c'est à peine s'ils ont regardé dans le frigo. Ils n'ont même pas ouverts les placards. Nous avons droit ensuite à une désinfection du véhicule : ondes sonores et ???? projetés sur le bas de caisse du navarra. Nous ne comprenons pas encore l'utilité de ce procédé.
Une fois passé le contrôle sanitaire, nous bivouaquons sur le parking de la station service Petrobras de LA ADELA où nous pouvons enfin nous connecter à un wifi de façon à donner de nos nouvelles et informer nos amis, Isabelle et Francis (soif de bougeotte), que nous serons à Puerto MADRYN le samedi 20 en fin de journée.
Le reste de la route se passe sans problème même si celle-ci semble longue car très monotone (mais aussi peut-être parce que Patrice ne veut toujours pas me donner le volant !!!). Nous passons à nouveau un contrôle sanitaire et là, le contrôleur ne rentre même pas dans le véhicule.
Nous arrivons enfin à PUERTO MADRYN pour rejoindre nos amis qui nous attendent sur le parking d'un restaurant où l'on capte du wifi. Très heureux de nous revoir, nous racontons brièvement notre route et prenons des nouvelles des baleines.
Nous profitons de la connexion wifi pour donner des nouvelles puis les courses car nous partons bivouaquer le long d'une plage et il n'y a rien aux alentours.
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