Route d’Ushuaia à Torres Del Paine
Nous quittons avec regret Ushuaia le lundi 10 décembre. Nous avons apprécié ces quinze derniers jours mais il nous reste encore tellement de choses à voir !
Nous reprenons alors la Ruta 3 dans l’autre sens pour remonter vers le nord et le Chili. Mais nous décidons de prendre notre temps et de profiter de cette nature qui nous plait tant.
Nous faisons une première halte au lac FAGNANO que nous n’avions pas apprécié à cause du mauvais temps à l’aller. Le temps n’est guère plus clément mais le lac est plus calme et nous pouvons nous promener sur sa berge pour atteindre une cascade.
Elle n’est pas virulente mais quand nous voyons comment la roche a été creusée, nous imaginons facilement la puissance qu’elle a pu avoir.
Nous passons une soirée très agréable avec nos amis Soif de bougeotte à organiser nos treks pour le parc Torres del Paine et Patrice commence déjà à nous chambrer sur une randonnée de 11 kilomètres que nous envisageons.
Avant de quitter TOLHUIN, nous avons la chance de voir notre premier castor nager tranquillement dans la lagune proche du lac.
Nous arrêtons à la panaderia (boulangerie) du village qui est très connue. Nous rentrons dans le magasin par le laboratoire guidé par un homme et sommes surpris de découvrir une grande boulangerie avec une multitude de gâteaux et de chocolats.
Dans un recoin du magasin, une salle est habitée par des oiseaux : toucan, perroquet et autres dont on ne connaît pas le nom. Patrice est trop heureux de faire un film mais malheureusement pour lui, il se place juste au dessous d’un perroquet en liberté. Et ce qui devait arriver arriva, l’oiseau lui fait un petit cadeau sur l’épaule…..Pas de chance !
Nous salivons face aux vitrines de la boulangerie et nous oublions notre ligne pour acheter gâteaux, empenadas (chaussons fourrées à la viande, ou au jambon, ou au poulet), et bien sûr des chocolats (Noël est proche, non ?).
Sur la route, nous nous arrêtons à un barrage de castors que nous avions aperçu en arrivant mais nous n’y verrons aucune activité.
Nous bifurquons ensuite sur le ripio complémentaire A pour nous rendre à CABO SAN PABLO. Nous y découvrons un bateau, le DESDEMONA, échoué depuis un certain temps car il est très rouillé.
Nous profitons de la marée basse pour en faire le tour et bien sûr pour faire quelques photos.
Mais la marée haute arrive, et nous refaisons les mêmes plans pour comparer.
Je me lève de bonne heure le lendemain matin, pour cuire un far breton et un pudding à la poêle afin d’utiliser les œufs et les fruits secs dont nous disposons avant le passage de la frontière chilienne. Nous pensons que ce sera plus contrôlé cette fois car nous ne ferons pas seulement un transit dans ce pays.
Nous reprenons la route pour RIO GRANDE dans la matinée du 12 décembre où nous arrivons pour midi. Comme la dernière fois, nous décidons de bivouaquer sur le parking de la station service YPF à l’entrée de la ville. Ainsi, nous aurons une connexion internet pour pouvoir donner des nouvelles et mettre à jour le blog.
Nous y retrouvons deux allemands, Dagmar et Bernd Dang Goerting que nous avions vu la dernière fois au parc MONTE LEON et Patrice sort sa caisse à outils pour les aider à réparer une fuite d’eau.
Je passe l’après-midi sur internet et en fin de journée, nous allons à pied faire quelques courses de dernières minutes.
Nous mangeons de bonne heure et sur le coup de 9 heures, nous sommes invités à boire un verre de vin chez nos voisins les allemands. Nous discutons voyage (dans un mélange de français – allemand – anglais et espagnol) et apportons notre modeste connaissance de ce que nous avons vécu à USHUAIA puisqu’ils s’y rendent….. C’est comme cela pendant le voyage, nous échangeons avec les autres voyageurs nos divers renseignements.
Nous reprenons la route à 6 heures le 13 décembre afin d’être à la frontière entre l’Argentine et le Chili à 8 H. Les formalités au poste argentin se passent comme une lettre à la poste et nous apercevons nos amis Soif de bougeotte au départ du poste chilien 16 kilomètres plus loin.
Les secondes formalités au Chili se passent très rapidement et nous avons la chance de vivre un contrôle sanitaire très light malgré la présence de deux douanières.
Nous roulons ensuite sur un ripio et rattrapons nos amis qui avec Roulott’ ne peuvent maintenir notre allure sur le ripio.
Nous arrivons à ONAISIN et décidons de les attendre pour visiter la réserve de pingouins royaux, les seuls se trouvant sur le continent sud américain (tous les autres sont en Antarctique).
Nous y faisons connaissance de Cynthia et Jonathan, deux québequois habitants au Canada, dans les rocheuses, qui ont fait le trajet PUNTA ARENAS à ONAISIN en vélo. N’ayant loué leurs vélos que pour deux jours, ils se pressent d’aller visiter la réserve pour pouvoir prendre la route du retour et espérer être pris en stop jusqu’à PORVENIR.
Nous leur proposons de venir boire un café en attendant Isabelle et Francis et leur indiquons que nous pourrions peut-être les prendre dans nos véhicules.
A leur arrivée, Soif de Bougeotte accepte volontiers de mettre les vélos sur le porte vélo et de prendre les deux jeunes à leur bord.
Nous partons donc visiter la réserve et Cynthia et Jonathan nous accompagnent puisqu’ils sont maintenant moins pressés de partir.
Même si nous ne voyons qu’une trentaine d’oiseaux, nous sommes tout de même heureux d’avoir pu voir ces animaux.
Comme nous ressortons de la réserve vers 13 H, nous déjeunons tous ensemble dans la Casilla avant de reprendre la route.
Au fait, vous avez vu ???..... on a décoré notre maison pour Noël !!!
Nous laissons Cynthia et Jonathan dans la Roulott’ de Soif de Bougeotte et nous entamons la route sur le ripio. Nous avons l’agréable surprise au détour d’un virage de voir des gauchos en plein travail de rassemblement d’un troupeau de moutons.
Tout en poursuivant notre chemin, nous sommes cette fois complètement arrêtés car un troupeau se trouve sur le ripio. Ceci nous permet de faire quelques photos mais aussi d’être abordé par un gaucho qui attend sur le bord de la route avec tout son paquetage.
En rangeant un peu tout notre fouillis, nous acceptons de le prendre à notre bord pour une trentaine de kilomètres. La conversation n’est pas très facile car il parle très rapidement mais nous parvenons à lui demander s’il connait un endroit où nous pourrons bivouaquer pour la nuit et s’il était possible de pouvoir assister à une tonte de moutons.
Cet homme nous indique qu’à l’estancia juste à côté, la tonte des moutons aura lieu le lendemain et lorsque nous le déposons, il nous montre un bivouac très tranquille au bord de la Bahia Inutil avec un super point de vue sur les montagnes enneigées de l’autre côté de la baie.
Nous profitons de ce bivouac pour tester le montage de la tente que nous avons pris avec nous en vue de la randonnée prévue dans le parc national Torres Del Paine d’ici quelques jours. Nous faisons le constat qu’il va être difficile de nous installer à deux dans la tente avec en sus nos chaussures de marche, notre popote et nos sacs à dos. Arrivant prochainement à PUNTA ARENAS où se trouve une zone France (sans taxes), nous envisageons de nous équiper avec un matériel plus confortable.
Comme la soirée est superbe, nous nous installons dehors pour prendre l’apéritif et Francis en profite pour sortir sa guitare et nous faire un petit concert.
Nous partageons un bol de soupe, de la polenta et un excellent thé au sirop d’érable (merci à Jonathan et Cynthia de nous avoir fait découvrir ceci).
Le vendredi 14 décembre, nous conduisons Jonathan et Cynthia à PORVENIR, 35 kilomètres plus loin afin qu’ils puissent prendre leur bateau. Nous leur avons promis de rester en contact via Facebook et ce sera peut-être un motif de leur rendre visite pour poursuivre notre voyage plus au nord…..
Puis nous rebroussons chemin pour nous rendre dans l’estancia que nous a indiqué le gaucho hier afin de savoir si nous pouvons assister à la tonte des moutons.
Nous sommes très chaleureusement accueillis par Pedro, propriétaire de l’estancia Teresita, qui accepte spontanément que nous restions chez lui pour assister à cette tonte. Comme l’équipe d’intervention n’est pas encore là (ils sont dans une autre estancia et comme il pleut, ils ont pris un peu de retard), Pedro nous propose de bivouaquer dans la cour de l’estancia en les attendant.
Malgré le travail important que cette opération lui provoque, Pedro prend le temps de nous en expliquer les différentes phases.
Tout d’abord, il y a le tri des bêtes. Ce n’est pas une mince affaire car Pedro possède plus au moins 4 800 bêtes. Il faut les trier en fonction de leur âge. Il n’est pas facile de le deviner en regardant chaque bête, mais chacune a été marquée sur le dos par un point de couleur permettant ainsi de connaitre son année de naissance et le nombre de fois où elle a déjà été tondue.
Puis il faut faire entrer les bêtes dans le bâtiment où se passera la tonte.
Puis l’équipe de tonte, qui est arrivée, prépare son matériel.
A 16 H, au coup de cloche sonné par le responsable de l’équipe de tonte, chaque tondeur va chercher un mouton dans son parc, le sort en le maintenant par les pattes avant sur le dos, et commence la tonte.
Celle-ci s’effectue selon la même procédure :
D’abord le ventre où la laine coupée est mise de côté pour être stockée dans un sac (il s’agit d’une laine de qualité inférieure), puis le reste de la toison d’un seul tenant.
Ensuite, les assistants s’emparent des toisons pour les transmettre à l’équipe se trouvant près de la table. Ceux-ci les plient et les mettent dans la machine à faire les ballots.
Après avoir rempli et tassé les deux parties de la machine, à la force du bras (Pedro possède une machine de plus de 50 ans et n’a pas de machine hydraulique), deux personnes tassent la laine afin de pouvoir passer des fils de fer de maintien autour du plastique qui protège la laine.
Chaque ballot est ensuite étiqueté, pesé et roulé jusqu’à la plate-forme extérieure afin d’être transporté ensuite à PUNTA ARENAS, chez un industriel qui commence le traitement (nettoyage, cardage, mise en balle de laine brute). Pour cette étape pas trop technique, Patrice et Francis donnent un coup de main à Pedro.
Les moutons tondus sont parqués dans un enclos en face de chaque tondeur et un comptage est effectué avant de les relâcher. De même, une marque est faite sur leur dos avec de la couleur pour les identifier en vue du tri de l’année prochaine.
Chaque tondeur peut tondre jusqu’à 250 moutons par jour et compte tenu de la rapidité de leurs gestes, certaines bêtes sont parfois un peu coupées mais pas de manière significative.
Le lendemain matin, Pedro nous a invité à aller voir le marquage des agneaux de l’année. Cette année, il y a environ 1 800 agneaux à marquer pour les motifs suivants :
- Porter la marque de l’estancia sur les deux oreilles. Pour cela, Pedro coupe un morceau du lobe. C’est assez spectaculaire et il y a un peu de sang, mais les bêtes ne bêlent pas laissant à penser que cela ne leur fait pas mal (Un peu comme quand un humain se fait percer les oreilles)
- Couper la queue des femelles. Nous appréhendions cette étape mais tout compte fait, la queue n’est pas vraiment coupée. Pedro leur met un élastique qui la serre très fort et 30 jours plus tard par dessèchement, la queue tombe toute seule.
- Couper les testicules des mâles. Nous ne verrons pas cette étape et en seront bien contents.
Nous reprenons la route le samedi 15 décembre pour pouvoir embarquer sur le bateau nous permettant de franchir le détroit de Magellan entre PORVENIR ET PUNTA ARENAS.
Nous aurons la chance au début de notre voyage de voir une troupe de dauphins dont un petit jouer dans les vagues à proximié du bateau. En voici quelques images extraites du film tourné par Patrice.
Nous arrivons à PUNTA ARENAS après 2 H 30 de traversée, cette fois beaucoup plus calme que la dernière car la mer est comme un lac.
Nous découvrons la ville, très colorée, et trouvons un bivouac dans une rue fermée pour cause de travaux.
Nous profiterons tout le dimanche 16 décembre de la zone franche (hors taxes) de PUNTA ARENAS, le temps n'étant pas propice à d'autres activités. Ce n'était qu'un motif pour motiver nos dépenses à cet endroit !
Nous nous équipons donc d'une tente plus grande, d'un réchaud et d'une popote pour assurer notre bivouac lors de notre prochaine randonnée.
Suite au conseil de Daniel, nous achetons des pneus pour le camping-car (moitié moins cher qu'en France) et nous les stockons sur le toit de la Casilla dans l'attente de la destruction des pneus actuels.
Le lundi 17, le soleil montrant le bout de son nez, nous visitons PUNTA ARENAS.
Tout d'abord, la place principale MUNOZ GAMERO où se trouvent de très belles maisons construites par les grands propriétaires d'estancias d'autrefois.
Au centre de la place, se trouve un monument en hommage à MAGELLAN, découvreur du canal permettant un passage de l'Atlantique vers le Pacifique et que nous venons de traverser.
Nous visitons la cathédrale d'une blancheur aveuglante avec le soleil à l'extérieur mais à la décoration très simple à l'intérieur.
Nous allons ensuite sur le belvédère du Cerro de la Cruz dominant toute la ville nous permettant ainsi d'avoir une vue d'ensemble de celle-ci.
Nous visitons ensuite le cimetière de la ville où se trouve beaucoup de monuments très imposants qui ont été une démonstration de l'opulence de certains défunts comme celui de la famille MENENDEZ, principale famille à l'origine de la ville.
Nous reprenons la route le lundi 17 décembre et nous nous rendons à la réserve de pingouins du Seno Otway. Arrivant trop tard pour visiter, nous décidons de bivouaquer devant l’entrée de la réserve pour pouvoir y aller à la première heure le lendemain matin.
Ainsi, nous visiterons cette réserve le mardi 18 non sans rouspéter face au prix prohibitif demandé d’une part pour pouvoir nous rendre sur le lieu de nidification des oiseaux (le terrain appartenant à deux propriétaires différents) puis au prix de l’entrée de la réserve elle-même qui est excessif eu égard au nombre d’animaux visibles (soit 12 500 pesos chiliens = 20 EUR).
Il est vrai que le temps n’est pas de la partie car il pleut et le vent souffle en rafale nous obligeant à marcher à grand pas pour pouvoir aller prendre un bon thé dans le camping-car de Soif de Bougeotte afin de nous réchauffer.
Nous pourrons cependant voir l’évolution des petits pingouins de Magellan qui sont nés fin novembre – début décembre. Ils ont pour certains un mois et mis à part la couleur de leurs plumes au niveau du cou, ils ont la même taille que leurs parents…..c’est impressionnant ce que çà pousse vite à cet âge là !
Nous sourions toujours à les regarder marcher et frissonnons aussi en les voyant se baigner alors que nous sommes avec nos gros blousons, nos bonnets et nos gants.
Nous quittons rapidement la réserve pour continuer notre route. Nous prenons le ripio qui longe le Seno Skiring mais la pluie tombe de plus belle et nous cache une partie du paysage de lande et de bras de mer.
Nous nous arrêtons à l’embarcadère du ferry reliant l’île RIESCO pour le déjeuner. La pluie ne faiblissant pas, tout au contraire, et captant un réseau wifi de très bonne qualité, nous décidons d’y bivouaquer en y attendant nos amis Soif de Bougeotte qui doivent nous rejoindre. Ils ont pris une route asphaltée avant de prendre un court ripio car la Roulott’ (leur camping-car) n’apprécie pas trop la tôle ondulée.
Ils arrivent en fin d’après-midi et comme le temps ne se lève pas, nous décidons de bivouaquer pour la nuit et de voir le lendemain matin ce qu’il est possible de faire.
A notre réveil, le temps est identique et nous poursuivons notre mise à jour sur internet en profitant de la connexion wifi excellente. A midi, le soleil fait son apparition nous permettant de prendre quelques photos des maisons à l’architecture magellane conservée.
Patrice, avec son expérience professionnelle, s’étonne toujours de la qualité des constructions de la région : les murs sont très fins avec peu d’isolation, faits en placo tant à l’extérieur qu’à l’intérieur et recouvert de plaques de tôle comme sur les toits. Pour en avoir discuté avec Pedro, de l’estancia Teresita, il s’agit de la méthode normale de construction dans la région même si les hivers sont rudes.
Nous reprenons la route pour atteindre la route n° 9, route principale asphaltée ou plutôt recouvertes de plaques de béton plus ou moins bien jointées. Sur le ripio nous permettant d’atteindre cette route, nous sommes stoppés par un troupeau immense de moutons qui ne se poussent que très difficilement à notre passage.
Peu de temps après être parvenu sur la route asphaltée, le pneu arrière gauche de notre véhicule éclate (sans dégâts pour le véhicule bien heureusement !) et nous sommes contraints de mettre la roue de secours. Nous supposons que la réparation faite après notre première crevaison n’a pas tenue.
Nous faisons ensuite une halte dans une auberge près du Rio Rubens où nous dégustons à 17 H un bon sandwich chaud avec une bière locale.
Nous pouvons admirer tout le long des routes maintenant des champs de lupins de toutes les couleurs, comme nous avons pu voir les pissenlits en fleurs il y a peu de temps. C’est très joli avec de couleurs peu communes pour des bordures de routes.
Nous atteignons PUERTO NATALES en fin de matinée et nous trouvons une ville identique à celle de PUNTA ARENAS, avec ses maisons colorées. A croire que la grisaille du temps est compensée par les couleurs vives des maisons dans cette région !
Alors que nous visitons le centre ville et que nous cherchons ce que nous avons pour déjeuner le midi (pas grand-chose et le programme sera sûrement un sandwich des plus basiques), nous trouvons un restaurant offrant une parilla pour deux personnes au prix compétitif de 6 500 pesos chilien soit environ 5 EUR par personne……alors, même s’il ne s’agit pas de la meilleure parilla, ni une ni deux, nous voilà attablés avec une bonne chope de bière.
Nous y déjeunons très bien et ensuite nous nous mettons en quête d’une gomeria (atelier spécialisé pour la réparation des pneus) afin de faire réparer (si possible !) le pneu qui vient de nous lâcher.
Même si la communication en espagnol est un peu difficile avec le responsable de l’atelier, nous comprenons rapidement que « kapout ! » veut dire que le pneu n’est pas réparable. Il y a en effet un trou dans la gomme d’environ 7 cm de diamètre et nous voyons la structure métallique juste à l’endroit de la réparation qui n’a pas bougé.
Nous décidons donc de monter les pneumatiques neufs que nous venons d’acquérir à PUNTA ARENAS et profitons de ce que cet atelier dispose d’une jante compatible pour nous confectionner une autre roue de secours. Ce qui nous en fait deux et soulage Patrice qui appréhendait une crevaison sur un début de ripio nécessitant la mise en place de notre seule roue de secours avec encore beaucoup de kilomètres à parcourir sur une route en mauvaise état.
Nous recherchons ensuite un magasin de fourniture de gaz car la nôtre est vide depuis deux jours et avec le froid qu’il fait, la petite twinny de France ne va pas durer très longtemps à cause du chauffage. Nous le trouvons mais malheureusement, la personne ne sera livrée que le lendemain et elle nous demande de repasser vers 16 heures.
Nous rejoignons le bivouac que nous a trouvé Isabelle de Soif de Bougeotte, à 9 kms avant PUERTO NATALES, dans l’entrée d’une ancienne carrière juste en face de la route menant à DOROTHEA.
Nous chercherons un peu avant de trouver un endroit propre (il est vrai que ce n’est pas toujours très facile !) et nous nous installons confortablement à l’abri du vent.
Nous aurons la chance de garer la Casilla juste au pied d’une orchidée porcelaine très jolie et en fleur. Il s’agit d’une plante typique de cette région.
Le 21 décembre, nous profitons de la matinée pour faire un peu de ménage et analyser les cartes pour la suite de notre parcours. L’après-midi comme prévu, nous nous rendons en ville pour faire remplir notre bouteille de gaz et pour obtenir une connexion wifi. Cette dernière sera très difficile (soit les connexions sont codées soit elles sont trop faibles), ce qui fait que nous atterrissons à l’Espace Nandu, en centre ville, pour pouvoir nous connecter. Nous ne pouvons avoir Amélie, notre fille et prévoyons de revenir demain pour arriver à la joindre avant de partir dans la montagne où les connexions ne seront plus possibles.
Nous repassons notre nuit au bivouac près de l’entrée de la carrière et décidons de changer notre programme pour les prochains jours. En effet, nos retraits d’argent en espèces avec nos cartes de crédit sur PUNTA ARENAS ont fait que nous avons dépassé notre plafond hebdomadaire. Lorsque nous avons préparé la suite de notre voyage, nos prochains jours au Chili se feront sans rencontrer de grandes villes nous permettant de pouvoir retirer de l’argent. Comme toutes les dépenses se font en liquide, nous préférons attendre le délai nécessaire pour pouvoir ressortir de l’argent à PUERTO NATALES afin de ne pas nous retrouver bloqué ultérieurement. Il nous serait possible de payer dans une autre monnaie (euros, dollars ou pesos argentins) mais les taux de change pratiqués sont tellement prohibitifs que nous préférons l’éviter.
Nous restons donc au bivouac le samedi 22 pour cuisiner, lire et profiter du beau temps qui est revenu. Nous nous rendons en ville l’après-midi pour faire le plein de courses (nous ne rencontrerons plus de magasin au cours de 10 prochains jours) et pour nous rendre de nouveau à l’Espace Nandu afin de pouvoir contacter tout ceux que nous pourrons par SKYPE.
Pendant que nous sommes sur internet, les garçons se promènent en ville et se font une petite santé en dégustant une pâtisserie locale.
Ils iront aussi sur le port, assez petit mais avec des bateaux aussi colorés que les maisons.
Nous passons un bon moment à l’Espace Nandu tout en dégustant cappucino et tarte aux calafates (sorte de myrtilles locales) pour contacter longuement nos proches que nous n’aurons plus pendant un certain temps afin de leur souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année, non sans un pincement au cœur de nous trouver si loin d’eux.
Nous profitons de la très belle journée du 23 décembre pour rester au bivouac car nous avons beaucoup à faire, nous sommes totalement débordés (ou plutôt un rien nous occupe !).
Nous faisons donc notre lessive. Puis c’est la préparation du gâteau pour Noël et tout le monde met la main à la pâte….. même Patrice entre deux siestes dans son beau relax qu’il vient d’acquérir.
Nous préparons ensuite nos sacs à dos pour la randonnée que nous prévoyons dans le parc national Torres Del Paine. Et là, nous constatons que les deux grands sacs à dos sont tout juste assez grand pour tout prendre (tente, duvet, vêtements de change et nourriture) Nous allons être lourdement chargés !
Patrice et Francis profitent de leur temps libre pour faire (ou tenter de faire) voler leur joujou.
Nous avons aussi la visite de deux carabiniers (gendarmes chiliens) qui viennent nous saluer, savoir d’où nous venons et ce que nous faisons et aussi prendre des photos….très sympa !
Nous profitons d’un super coucher de soleil sur les montagnes environnantes pour notre dernier jour à ce bivouac.
Le lundi 24 décembre, après un passage à la banque et au magasin pour les dernières courses oubliées précédemment, nous reprenons la route pour le parc Torres Del Paine.
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