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Nos aventures avec le monde

PARC NATIONAL PEREZ ROSALES

1 Avril 2013 , Rédigé par Patrice et Véronique Publié dans #carnet de route

Nous quittons VILLA LA ANGOSTURA le dimanche 24 mars pour nous rendre au Chili. La route menant à la frontière est impressionnante car nous traversons des zones à l’allure lunaire – grandes zones couvertes de graviers blanc-gris, des forêts complètement dénudées avec un sol blanc-gris.

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PARC NATIONAL PEREZ ROSALES

Nous apercevons aussi au détour de la route un mont, le cerro Pantoro, qui se trouve être le reste d’une cheminée d’un volcan qui n’existe plus.

PARC NATIONAL PEREZ ROSALES
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Nous apprendrons plus tard que ce secteur a été victime d’une éruption du volcan Puyehue en 2011 et nous prenons conscience que nous entrons dans une région de volcans encore actifs du Chili.

Nos passages frontières se passent bien, toujours avec autant de paperasse et peut-être avec un peu plus de curiosité des douaniers chiliens qui « fouillent » un peu plus la Casilla.

Nous nous arrêtons pour la pause repas à ANTICURA et nous dégourdissons les jambes en allant faire une petite balade jusqu’à deux cascades.

Malheureusement, la première cascade est à sec mais nous permet de voir de près des cendres volcaniques que les eaux ont charriées au fond du bassin de réception de la cascade.

Les pierres sont étonnements légères et d’aspect comme une pierre-ponce.

PARC NATIONAL PEREZ ROSALES

A cet endroit, la forêt n’a pas été touchée par les cendres de l’éruption volcanique récente et est magnifique.

PARC NATIONAL PEREZ ROSALESPARC NATIONAL PEREZ ROSALES
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Nous poursuivons notre route après cette balade et arrivons à AGUAS CALIENTES. Nous y trouvons une piscine libre d’eaux chaudes. Il s’agit d’une eau thermale qui sort d’un puits à près de 75°. Il est près de 18 H mais nous décidons de prendre un petit bain.

Patrice n’a aucun problème pour rentrer d’un seul coup dans l’eau !!!!

La sensation de bien-être est immédiate et nous restons une heure dans cette eau à bonne température, ne sortant que très peu les épaules ou autres car étant à l’extérieur, la température ambiante parait très basse.

PARC NATIONAL PEREZ ROSALES

Nous décidons de poursuivre la petite route pour nous rendre à la station de ski ANTILLANCA afin de trouver un bivouac.

Mais la route est longue, escarpée et très étroite. Nous ne trouvons aucun moyen de nous arrêter avant un très long moment et ce n’est qu’à la nuit tombée que nous trouvons un petit terrain dégagé devant l’entrée d’un centre d’entrainement militaire. Nous décidons de nous y arrêter pour la nuit. La route dans la pénombre de la nuit et d’une forêt intense, avec des trous à chaque tour de roue n’a rien de rassurant !!!

Nous repartons le lendemain matin de bonne heure (8 H – c’est un exploit pour nous !), il est vrai sans déjeuner car nous voulons reprendre un bain dans la piscine thermale que nous avons bien apprécié hier.

La route est moins impressionnante de jour même si les ponts qui enjambent les ruisseaux semblent toujours un peu branlants et peu fiables au regard du poids de notre véhicule.

PARC NATIONAL PEREZ ROSALES

Nous arrivons parmi les premiers dans la piscine et c’est très agréable de se tremper dans une eau chaude alors qu’il ne fait pas plus de 9° dehors.

Je tente de me tremper dans l’eau du torrent proche mais le choc de l’eau froide est trop important et l’eau chaude toute proche trop tentante pour prendre le risque d’avoir froid. Faut pas être inconscient, quand même !!!

PARC NATIONAL PEREZ ROSALES

Nous déjeunons et reprenons la route pour aller faire quelques courses à ENTRE LAGOS, le passage frontière nous ayant démuni complètement de viande, fruits et légumes.

Nous prenons ensuite une petite route pour descendre vers le lac Llanquihue et le village de PUERTO OCTAY.

Nous apercevons ainsi pour la première fois sur cette route le volcan Osorno dont le cône parfait est assez rare.

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Nous arrivons au village de PUERTO OCTAY, petit village ayant vu l’installation massive d’émigrés allemands au début des années 1900. Il reste de cette période de nombreuses maisons en bois.

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Nous déambulons dans les rues du village et nous rendons jusqu’au cimetière catholique nous permettant d’avoir une vue magnifique sur le volcan Osorno.

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Après un passage chez le coiffeur pour Patrice, nous reprenons la route pour longer la rive nord du lago Llanquihue. La vue sur le volcan Osorno est de plus en plus superbe.

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Nous sommes dans une région de production laitière et les maisons des fermes, pour la plupart anciennes, sont magnifiques.

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Nous nous arrêtons pour bivouaquer sur la plage du village LAS CASCADAS. Le sable y est noir et le coucher de soleil sur le lac Llanquihue est superbe.

Nous pouvons aussi apercevoir à travers les nuages le volcan Calbuco, le volcan le plus actif de la région.

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Nous arrivons le mardi 26 mars au village d’ENSENADA, porte d’entrée du parc national Vincent Perez Rosales.

Sur la route menant à ce village, nous voyons des formations géologiques impressionnantes dues à l’activité volcanique.

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PARC NATIONAL PEREZ ROSALESPARC NATIONAL PEREZ ROSALES

Nous décidons de nous rendre à la station de ski se trouvant sur le volcan Osorno afin de prendre un peu de hauteur et de nous rendre mieux compte de ce qu’est un volcan.

Durant notre route, nous verrons quelques fumeroles de gaz s’échapper des flancs du volcan mais aucune autre activité, bien heureusement pour nous !

La montée est rude et longue vers la station de ski même si nous n’arrivons qu’à une altitude de 1 200 mètres.

Nous marchons sur de la lave refroidie et la vision du volcan de cette hauteur est impressionnante ainsi que l’impact de celui-ci sur la configuration géographique alentour.

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Après le déjeuner, nous prenons deux télésièges, assez rustiques, pour nous rapprocher des glaces se trouvant au sommet du volcan.

Nous apercevons au cours de cette montée le sommet le plus haut de la région, le Monte Tronador (près de 3 500 mètres) qui se trouve à la frontière entre le Chili et l’Argentine.

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Arrivés au sommet des télésièges (à 1 600 mètres d’altitude), nous pouvons voir de plus près les neiges éternelles et le travail du soleil et du vent sur la surface de celles-ci.

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Nous pouvons aussi voir une grande crevasse creusée par l’action de l’eau et assistons à un éboulis d’un mélange d’eau et de pierres.

La couleur de la roche du volcan n’est pas uniquement noire comme nous le pensions, mais aussi rouge donnant des paysages superbes avec le lac bleu en arrière plan.

PARC NATIONAL PEREZ ROSALES

Après cette petite balade, nous décidons de reprendre la route. Mais, il nous faudra faire une halte après les premiers virages sur le chemin de la descente car les freins avant de la Casilla s’échauffent.

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Après un peu d’attente (permettant à Patrice de prendre son petit café au lait de l’après-midi !), nous pouvons reprendre notre route en 2ème petite, afin de profiter au maximum du frein moteur et d’éviter d’actionner les freins.

Arrivés à bon port en bas de cette descente importante, nous poursuivons notre route vers le village de PETROHUE.

Nous empruntons une route longeons le rio Petrohue et pouvons voir des zones de la route qui doivent être complètement inondés pendant la période où la neige fond. Les traces laissés par les flots précédents sont impressionnantes et correspondent à ce que nous avions vu au sommet du volcan Osorno.

Nous faisons une halte aux cascades du rio Petrohue qui se fraye un passage au travers des roches volcaniques.

PARC NATIONAL PEREZ ROSALES

Nous arrivons ensuite au village de PETROHUE, ancien port de commerce important sur la route reliant le pacifique à l’atlantique avant la création du canal de Panama.

Nous aurons la joie et l’avantage de pouvoir visiter un petit musée relatant cette période alors que ce musée n’est pas encore ouvert et que l’inauguration n’aura lieu que le samedi suivant.

Nous installons notre bivouac sur le parking proche du centre du village mais malheureusement, une rèv’partie est organisée juste dans la propriété toute proche et à 2 H du matin, à force d’entendre les « boum-boum », nous décidons de déménager pour plus de calme.

Nous trouvons un parking adéquat proche du rio Petrohue et notre fin de nuit sera royale.

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Nous arrivons à PUERTO VARAS le mercredi 27 mars sous un temps maussade. Nous visitons la ville où se trouve une très jolie église catholique et de vieilles maisons d’origine allemandes.

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Nous nous rendons ensuite dans le musée Pablo Fierro, artiste peintre local qui a restauré une ancienne maison qui alimentait en eau potable la ville, en y mettant tout un bric-à-brac d’objets anciens et de tableaux dans un joli capharnaüm.

PARC NATIONAL PEREZ ROSALES

Comme le ciel s’éclaircie un peu, nous avons la chance de voir de nouveau les volcans Osorno et Calbuco de la baie de PUERTO VARAS.

PARC NATIONAL PEREZ ROSALES
PARC NATIONAL PEREZ ROSALES

Nous parcourons ensuite les quelques 20 kilomètres qui nous amènent à la ville de PUERTO MONTT et nous nous mettons à la recherche d’un camping, car nous ne voulons pas bivouaquer dans une grande ville.

Nous trouvons enfin un lieu propice à 40 kilomètres au sud de la ville, dans le petit village de HUELMO. Etant hors saison, nous sommes seuls dans un petit camping tenu par une charmante dame et la vue sur la mer et le volcan Osorno sont superbes.

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S
L'eau chaude fait envie... et les paysages sont splendides...<br /> Véronique... Opération faite à Patvea... <br /> A bientôt et bonne continuation... Philippe
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