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Nos aventures avec le monde

ROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHE

8 Avril 2014 , Rédigé par Patrice et Véronique Publié dans #carnet de route

Après ce petit intermède de quelques jours en Bolivie, reprenons le cours normal de notre voyage.


Nous quittons CUSCO le samedi 21 septembre 2013 en compagnie de Fred et Alice, et leurs trois enfants, car ils vont aussi jusqu’à ABANCAY.

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ROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHE

Durant toute la journée, nous jouons aux montagnes russes en passant de 3 500 mètres d’altitude à CUSCO à 2 000 mètres, pour remonter ensuite à 4 000 mètres et redescendre en fin de journée à 2 000 mètres.

ROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHEROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHE
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Nous passons une dernière soirée avec nos amis à notre bivouac d’ABANCAY. Demain, nos chemins se sépareront et se croiseront peut-être une autre fois….. l’avenir nous le dira !

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Nous poursuivons notre route vers ANDAHUYALAS par un très mauvais ripio, étroit et pleins de trous mais avec des paysages magnifiques. Nous sommes dans la cordillère centrale du Pérou et les dénivelés sont importants passant sur quelques kilomètres de 1 800 à 4 200 mètres d’altitude.

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Après KISHUARA, la route devient asphaltée et superbe.


Nous arrivons à la laguna Pachuga et décidons, après en avoir fait le tour complet lac, de nous poser près d’un restaurant pour la nuit.

ROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHE
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Nous reprenons notre chemin, après une bonne nuit de sommeil, en direction d’AYACUCHO. La route est en partie en travaux et en partie bitumée, ce qui fait que nous roulons parfois correctement, et parfois comme une tortue.

ROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHE

Nous sommes même complètement arrêtés à 15 H, pendant plus de deux heures. Par conséquent, c’est à la nuit tombée que nous parvenons à AYACUCHO, heureusement que la dernière portion de route est toute neuve.


Réveillés de très bonne heure (5 H 30) par une personne qui vient frapper à notre porte et repart aussitôt, nous décidons de nous lever pour nous mettre à la recherche d’un garage Nissan pour solutionner notre problème de bruit à une de nos roues.


Il n’y en a pas en ville mais plusieurs personnes nous conseillent l’atelier La Factoria Nino où nous nous rendons. Lucho, le responsable, nous accueille à l’ouverture et met une équipe pour diagnostiquer puis remédier à notre problème.

ROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHE
ROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHE

Après avoir changé les plaquettes de freins (à défaut d'avoir trouvé la vrai origine de notre bruit), ce n’est qu’à midi que nous sommes disponibles et nous décidons de nous rendre, sur les conseils de Lucho, au village de QUINUA, où a eu lieu la bataille de la reddition des Espagnols au Pérou.

Lucho, avec lequel nous avons sympathisé, nous propose de nous y accompagner au volant de notre voiture et de nous trouver ensuite un bon bivouac sécurisé.


Nous visitons avec Lucho le site de commémoration de cette bataille qui a rendu leur liberté aux péruviens en 1824. Puis nous déjeunons ensemble dans une petite gargote située près du marché artisanal.

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Lucho nous emmène ensuite dans la propriété d’une parente qui se trouve dans une petite communauté, CHIUAPAMPA, près de QUINUA. Leur maison de style américain contraste totalement avec les maisons en adobe alentour.

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Nous sommes chaleureusement accueillis par Miriam, la péruvienne et Floyd, l’américain qui vivent ici.

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Durant l’après-midi, ils nous emmènent visiter les environs de leur communauté, notamment une grotte où les enfants se cachaient pendant les années noires du terrorisme du Sentier Lumineux qui sévissait dans la région (1980 – 2000).


Comme nos amis sont très impliqués dans la communauté, ils nous proposent de visiter l’école maternelle le lendemain matin donc nous décidons de rester une journée de plus.


Nous trouvons cinq petits élèves avec leur maîtresse dans une classe aux infrastructures assez sommaires. Nous apprenons que normalement il y a une dizaine d’élèves, mais comme l’administration n’a pas livré les ingrédients du déjeuner, les autres élèves ne sont pas venus.

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En nous promenant parmi les maisons, nous rencontrons plusieurs femmes qui préparent un repas pour un nombre important de convives. Miriam, qui parle quechua, les interroge et apprend qu’un couple est en train de terminer la construction de sa maison et qu’il va y avoir une cérémonie avec toute la communauté pour l’inaugurer. Nous dégustons pour la première fois de la chicha (alcool de maïs fermenté) qu’il nous est impossible de refuser car il n’y a qu’un seul verre pour tout le monde et que la personne qui vous sert attend que vous le vidiez pour le récupérer. Le goût est un peu amer et nous sentons que cela va un peu attaquer nos estomacs !

ROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHE
ROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHE

Nous nous rendons ensuite sur le chantier, où des hommes posent les ardoises sur la charpente. Patrice, dans son élément, vérifie les aplombs et discute en français avec le propriétaire qui ne parle que quechua.


Alors que nous repartons pour la maison de Miriam et Floyd, les ouvriers sur la maison nous apostrophent en nous disant que nous sommes les « padrinos » de cette maison. Nous ne comprenons pas en quoi cela consiste, mais nous donnons notre accord pour leur faire plaisir.


Nous nous apprêtons à préparer le déjeuner, quand un homme arrive à la maison de Floyd et nous invite à venir déjeuner chez lui pour l’anniversaire de sa femme.


Ni une ni deux, nous rassemblons des pâtes et du chocolat à offrir à Fermina, la voisine dont c’est le cinquantième anniversaire. Nous nous installons à table et déjeunons seuls, sans nos hôtes ce qui est un peu perturbant.


Miriam nous explique qu’au Pérou, dans les communautés rurales, les autochtones ne mangent pas en public ce qui explique cette attitude.

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Nous n’avons pas encore fini notre repas qu’un homme frappe à la porte et nous demande. Nous sommes attendus à la maison en construction pour la cérémonie d’inauguration.


Nous nous excusons auprès de notre hôtesse et nous rendons sur place. Les hommes n’ont pas encore fini de poser les tuiles ce qui se comprend quand on voit les pauses importantes arrosées de chicha, d’aguardiente (alcool de canne à sucre – très très fort !) et de mastication de feuilles de coca.


Nous nous demandons comment il n’y a pas d’accident compte tenu de ce régime et du soleil qui tape dur cet après-midi !

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Nous ne sommes pas en reste non plus sur la consommation d’alcool mais pouvons refuser le partage des feuilles de coca.


Ce n’est qu’à plus de 16 H, alors que tout le monde (hommes, femmes et enfants) attend depuis le matin sans manger mais en buvant, que les hommes posent les dernières tuiles et la maquette d’église en argile sur le faîte du toit. Ce symbole doit apporter prospérité et sécurité à cette maison et ses habitants, Freddy (22 ans) et Diana (20 ans) et leurs deux enfants.

ROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHEROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHE
ROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHE

C’est alors que nous entrons en scène en tant que Parrain et Marraine de cette maison. Après une brève bénédiction par Miriam et Floyd, nous cassons deux bouteilles de cidre sur le fronton de la porte d’entrée et envoyons à la volée des poignées de bonbons aux personnes présentes.


Heureusement que la femme qui tient la petite épicerie de la communauté était présente, nous avons pu acheter à la dernière minute suffisamment de bonbons pour respecter la tradition !


Il est amusant de voir que ce n’est pas seulement les enfants qui se précipitent pour attraper les bonbons mais tout le monde.

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Pour respecter la tradition, nous nous engageons à offrir au jeune couple la peinture pour embellir leur maison.


Nous sommes ensuite tous conviés à entrer dans la maison pour manger le repas que la famille a préparé pour toute la communauté.


Nous déjeunons pour la seconde fois de la journée. La soupe de légumes, puis les pommes de terre et riz absorbent un peu l’alcool que nous avons consommé durant l’attente.


En tant que Parrain et Marraine, la famille nous offre aussi du mais grillé, des bières et du poulet. Nous sommes un peu gênés d’accepter cette viande car nous avons appris par Miriam, un peu plus tôt, que ces communautés en mangent très rarement. Il nous est cependant impossible de refuser au risque de les vexer.

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Sur le chemin du retour à la maison de nos amis, chargés de nos victuailles que nous offrirons à deux familles dans le besoin que connait Miriam, nous sommes invités à la soirée dansante chez Fermina.


Tous les enfants sont là et l’alcool circule à flot !


Après quelques pas de danse sur une musique locale, nous rentrons fatigués de notre journée et surtout avec un mal de crâne après toute cette boisson alcoolisée.

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Passant de très bons moments avec nos amis, nous décidons de prolonger une nouvelle fois notre séjour en leur compagnie.


Nous partons tous les quatre le jeudi 26 septembre pour visiter le village de QUINUA et notamment ses ateliers d’artisanats très réputés dans le pays.

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Nous allons ensuite à AYACUCHO pour changer le liquide de freins sur le conseil de Lucho et acheter la peinture pour Freddy et Diana, comme nous leur avons promis.


Nous déjeunons dans une institution de la ville, le restaurant El Nino, que tient la mère de Miriam, Filomena accompagné de son fils Alberto et sa fille Sonya (une affaire de famille !).

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De retour à CHIUAMPAMPA, nous offrons au jeune couple la peinture leur permettant de blanchir les murs tant extérieurs qu’intérieurs pour leur confort et celui de leurs enfants.


Ils sont fortement émus de ce cadeau et nous leur indiquons que nous saurons par Miriam et Floyd s’ils ont peints leurs murs.


La matinée du lendemain se passe à cuisiner du pain et une pizza pour moi et du bricolage pour Patrice (la maison de Miriam et Floyd n’est pas complètement terminée et il reste encore quelques bricoles à faire notamment poser des fenêtres aux ouvertures).


L’après-midi, nous partons faire une balade jusqu’à une cascade dans cette région où l’eau est rare. Mais comme il est trop tard, nous n’irons pas jusqu’au bout. Cependant, nous rencontrons une femme près du village de COLPA qui nous invite à assister le lendemain à une fête communautaire annuelle, Yarcca Asspiy.


Ce n’est pas encore demain que nous reprendrons la route !

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Le lendemain matin, nous passons par le Fundo El Milagro pour saluer les propriétaires. Il s’agit d’un lieu de détente et de restauration mais le chemin d’accès est déplorable et la conception laisse à désirer car la porcherie se trouve juste en dessous des chambres des clients.

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Nous arrivons ensuite au village COLPA où l’ensemble des habitants est réuni. Nous partons tous ensemble à travers champs accompagnés d’un orchestre qui joue tout en marchant afin de nous donner du courage. Les personnes portent aussi des bidons de chicha et d'aguardiente que chacun boit tout le long du chemin, nous y compris ne pouvant refuser.


Pendant l’ascension jusqu’à la cascade, nous apprenons en quoi consiste cette fête annuelle de Yarcca asspiy. Il s’agit d’une fête de l’eau avant la saison des pluies. Tous les habitants participent au nettoyage des canaux d’irrigation et leur présence est obligatoire. Ils remercient ensuite les dieux dont Apus, dieu de la montagne, pour leur accorder suffisamment d’eau pour la prochaine récolte.


Arrivés en haut, on nous offre une fleur qui doit être visible sur nous jusqu’à la fin de la journée. Puis en tant qu’invités « gringos », nous devons déguster la chicha, l’aguardiente et la coca.


La femme qui supervise la fête de cette année nous prédit l’avenir en voyant le paquet de feuilles de coca que nous lui présentons !

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Nous redescendons au milieu de l’après-midi et nous arrêtons un peu au dessus du village. Là se passe la cérémonie de passage de témoin entre la famille qui organise la fête cette année et la famille qui a été désignée pour l’année suivante.


Nous sommes de nouveau conviés à danser en l’honneur du dieu Apus, à partager la chicha et l’aguardiente ainsi que la coca.


Il est ensuite contrôlé que les personnes ayant promis un don pour la fête l’année précédente à bien respecter sa parole et l’on collecte les promesses pour l’année prochaine.


Nous nous engageons à offrir par l’intermédiaire de Miriam un paquet de pâtes, estimant qu’il y avait suffisamment d’alcool en circulation durant cette fête.


Nous descendons ensuite au centre du village où un repas est servi à tout le monde présent ou qui pourrait venir du Pérou. Il nous tardait de manger car avec ce soleil et la quantité d’alcool ingurgitée depuis le matin, nous sommes un peu « pompette ».

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Nous passons de très bons moments avec Miriam et Floyd et nos discussions à trois langues sont mémorables (Floyd en anglais, Miriam en anglais et espagnol, Patrice en français et moi en français et espagnol). Cependant, il nous faut reprendre notre route et nous décidons le dimanche 29 septembre 2013 de partir vers HUANTA en compagnie de Miriam et Floyd pour déjeuner une dernière fois ensemble dans un récréo.

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Après le repas, nous jouons au crapaud puis faisons une promenade dans le village où se trouvent de nombreux peintres.

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Nous décidons de dormir sur place, étant trop tard pour reprendre la route. Nous quittons avec beaucoup de tristesse Miriam et Floyd. Nous les remercions des merveilleux moments passés ensemble et espérons que l’avenir nous permettra de nous revoir, ici ou ailleurs.


Nous faisons la route jusqu’à HUANCAVELICA le lundi 30 septembre en empruntant une route de montagne, étroite le long du rio Montero. Il est impossible de passer à deux voitures de front sur une bonne partie de notre chemin.

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La ville de HUANCAVELICA se trouve à presque 3 500 mètres d’altitude et il y fait froid. Nous visitons la ville avant de subir un superbe orage de montagne avec une pluie torrentielle. Nous constatons une fuite d’eau qui passe par le système de fixation du store et passant notre temps à éponger tout le temps que dure l’orage.

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Le site des eaux thermales ne nous inspirant pas, nous faisons un tour de marché et décidons de repartir le lendemain afin de retrouver un peu de chaleur.

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Nous roulons jusqu’à la laguna de Paca où nous bivouaquons près de l’embarcadère des bateaux qui peuvent nous faire faire un tour sur le lac. Mais nous sommes en semaine et le site est fermé et très calme.

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La route se trouve maintenant sur un haut plateau à plus de 4 000 mètres d’altitude, monotone et froid. Nous revoyons de nouveau des vigognes. Puis nous redescendons à 2 000 mètres jusqu’à la ville de HUANUCO.

En cherchant un bivouac, nous trouvons un superbe centre commercial avec un supermarché Plaza Vea que nous n’avions plus vu depuis AREQUIPA.

Installés dans le parking de la place centrale, nous faisons la connaissance de Miguel, habitant de cette ville, qui est heureux de nous y accueillir. Il nous conseille de nombreux endroits à visiter et nous trouve un taxi pour le lendemain pour aller aux ruines du temple de Kotosh.


Nous nous rendons donc le lendemain matin avec Julio à ces ruines d’ancêtres des Incas et découvrons un site vraiment intéressant.


Dans le temple principal, nous pouvons voir deux bas reliefs de mains, un de femme et l’autre d’homme, qui pourraient se serrer la main.


Le petit musée jouxtant le site possède des poteries en très bon état et vraiment différentes de tout ce que l’on a pu voir jusque maintenant.

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De retour en ville, nous retrouvons Miguel et en compagnie de Julio, nous nous rendons dans un récréo de la ville pour déguster un plat typique : pachamanca. Il s’agit de porc cuit dans un four fabriqué dans la terre et servi avec des pommes de terre, du manioc et des patates douces.

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Nous quittons HUANUCO le lundi 7 octobre 2014 et nous nous dirigeons vers la cordillère blanche. Proche de LA UNION, nous sommes sur une route assez étroite et en travaux.


Après avoir été arrêté une heure suite à la fermeture de la route, nous repartons accompagnés d’une file de camions. Les chauffeurs, sûrement un peu énervés d’avoir du attendre, nous klaxonnent en permanence pour qu’on les laisse passer, ce qui n’est pas possible compte tenu de l’étroitesse et de l’état de la route. Quand enfin nous pouvons nous garer, les camions nous doublent dans un concert de klaxon et à une vitesse élevée.


Quelques kilomètres plus loin, nous les retrouvons garés sur le bord de la route suite à un contrôle de police. Patrice sort en furie de la voiture pour informer les policiers de l’attitude de ces personnes. C’est peut-être en vain mais cela soulage !


Espérons que nous ne les reverrons pas plus tard notre chemin !


Nous apercevons de loin la cordillère blanche, toute blanche comme son nom l’indique, qui brille sous le soleil.

ROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHE

La route après LA UNION se détériore un peu et nous passons par un chemin de montagne à plus de 4 875 mètres d’altitude où une averse de grêle nous accueille. Nous jouons les montagnes russes puisque nous passons successivement à 4 000 mètres, puis à 4 770 mètres.

ROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHEROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHE
ROUTE VERS LA CORDILLERE BLANCHE

A 4 800 mètres d’altitude, pendant la pause déjeuner, une tempête de neige nous surprend et après avoir repris notre chemin, nous croisons des pâtres qui surveillent un troupeau de moutons et un écossais en vélo qui peine un peu à cette altitude.

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Nous passons tout près d’un glacier très impressionnant.

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Nous perdons un peu d’altitude et arrivons sur un haut plateau. Nous voyons de grandes plantes en fleurs. Il s’agit de puyas raimondi. Ces fleurs vivent environ 100 ans et fleurissent une seule fois d’un millier de fleurs blanches. Après cette floraison, la plante meure. Un peu triste, non ?

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Nous arrivons enfin à CATAC le mardi 8 octobre 2014, juste à l’entrée de la vallée de la cordillère blanche.

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J
Je viens de passer un moment fantastique ! Dieu,que vos visites me font rêver!!! Je retournerais bien près de vous!!! Mille bonnes et belles rencontres pour la suite de votre périple. Bisous
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