COPACABANA
Petit retour en arrière :
Vous vous rappelez peut-être que nous sommes entrés au Pérou le 21 juin 2013, et nous avions obtenu lors de cette entrée, un visa touristique de 180 jours pour nous et une autorisation de circulation de 90 jours pour la Casilla qui expire donc le 21 septembre 2013 (vous voyez, même après tout ce temps après l’arrêt de tout activité professionnelle, je sais encore compter !)
Donc le 5 septembre (suffisamment en amont), nous nous mettons en rapport avec le service des douanes pour obtenir une prolongation de notre autorisation de circulation. Malgré que cela soit tout à fait possible, les douaniers de CUSCO n’acceptent pas de nous accorder ce document et nous indiquent que seul un nouveau passage à la frontière nous donnera 90 jours supplémentaires.
Soit ils ne connaissent pas ce dispositif, soit ils ne veulent pas s’embêter à le faire (ce que nous pensons fortement !), toujours est-il que nous sommes bon à faire 600 kilomètres pour sortir du Pérou et nous rendre en Bolivie (la frontière la plus proche), puis de revenir à CUSCO, soit de nouveau 1 200 kilomètres au total.
Le 10 septembre 2013, nous prenons donc la route pour le lac Titicaca et la frontière bolivienne en compagnie de Bruno et Valy, deux français de SAN MARTIN aux Antilles, qui sont dans la même situation que nous mais suite à une suspension temporaire de leur autorisation de circulation pendant qu’ils étaient de retour chez eux.
Nous faisons en deux jours la route qui nous amène à la frontière entre le Pérou et la Bolivie. Les formalités de sortie se passent bien pour nous mais il en est de toute autre façon pour nos compagnons. Le personnel de la douane ne connait pas la procédure de suspension de l’autorisation de circulation ni comment agir en cas de sortie du territoire.
Après une attente de plusieurs heures, les douaniers expliquent à nos amis qu’ils doivent se rendre aux services des douanes de PUNO (plus de 100 kilomètres plus loin et que nous avons traversé avant notre arrivée !) pour régulariser leur situation, les douaniers de CUSCO n’ayant pas fait leur boulot, encore une fois !).
Quand à nous, il nous est demandé de sortir rapidement et d’aller au poste frontière bolivien avant que celui-ci ne ferme.
En arrivant à ce poste, Patrice trouve qu’il serait mieux de se garer après une demi-barrière de façon à ce que l’on puisse voir le véhicule pendant toutes nos démarches.
Mal lui en a pris, car passer au-delà de cette barrière, c’est passer sur le territoire bolivien, et sans avoir fait les formalités d’immigration et douanière afférentes. Autant dire, que le douanier qui nous apostrophe n’est pas du tout content et nous intime l’ordre de reculer.
Cela promet d’être chaud pour les formalités !
Nous passons d’abord à l’immigration, tout se passe bien et rapidement. Nous arrivons à la douane et c’est le douanier mécontent qui nous reçoit.
Il commence à me faire un sermon sur le respect de la signalétique routière, en espagnol bien sûr que je traduis aussitôt en français à Patrice. Satisfait d’avoir fait son petit effet, le douanier s’adoucie et nous fait notre autorisation de circulation de la Casilla sans problème et avec le sourire.
Ensuite, il nous faut passer à la police. Comme il n’y a personne dans le bureau, je sors pour chercher quelqu’un qui revient avec moi pour nous enregistrer sur un registre. Il cherche à ouvrir le tiroir du bureau mais n’y parvenant pas, il nous indique que tout est bon et que nous pouvons y aller.
Nous remontons dans notre voiture et avançons de quelques mètres pour nous retrouver devant des cônes de signalisation nous empêchant le passage. Echaudés par notre première barrière, nous décidons d’attendre que quelqu’un vienne nous ouvrir. Mais au bout de 5 minutes, comme rien ne bouge, je vais demander ce que nous devons faire.
Un policier, très désagréable, me fait comprendre que le conducteur du véhicule doit venir le voir avec les documents. Je les ai en main, mais il veut le conducteur et non le passager du véhicule.
Patrice arrive et j’explique (puisque Patrice ne parle toujours pas espagnol) que nous sommes passés 10 minutes plus tôt dans ce bureau et qu’une personne nous a inscrite sur le registre.
Le policier ouvre alors son bureau (il a la clé lui !) et nous tamponne notre autorisation de circulation tout en nous demandant 20 Sol (monnaie péruvienne alors que c’est un douanier bolivien ?).
Comme c’est la première fois qu’il nous faut payer quelque chose à une frontière, je lui demande pourquoi. Réponse : pour le registre.
Je sens l’arnaque et lui demande des explications notamment un document justifiant le bien fondé de sa demande. Il m’arrache alors des mains mon autorisation de circulation du véhicule et part dans une pièce derrière pour consulter son chef. Cela ne sent pas bon !
Il revient au bout de deux minutes, en nous disant que tout est bon, en nous jetant notre papier et en repartant aussitôt dans la pièce arrière.
Nous voilà donc avec tous les documents, mais pas sûr qu’ils soient complets et toujours garés derrière des cônes que personne ne semble vouloir nous dégager. Que faire ?
Enervés et fatigués de cette journée, nous décidons de pousser nous même les cônes et de passer. Vaille que vaille, nous verrons bien !
Nous arrivons enfin sur le parking de l’hôtel Gloria à COPACABANA, bien contents de nous poser pour quelques jours.
Nous nous promenons un peu dans la ville et revenons à la Casilla pour une bonne nuit de repos.
Le lendemain, nous nous promenons sur le port et dans la ville et constatons que dans ce pays, comme au Pérou, la propreté des rues n’est pas une priorité.
Nous nous rendons sur la place principale où se trouve la cathédrale de COPACABANA. Nous ne sommes pas un samedi, donc nous ne pouvons voir la cérémonie des milliers de voitures qui s’y déroule chaque semaine. Il parait que cela remplace l’assurance ici !
Le vendredi 13 septembre 2013, Bruno et Vally nous rejoignent. Ils ont enfin pu régulariser leur situation et sortir sans encombre du Pérou. Comme pour nous, le policier bolivien les a arnaqués et Bruno, fatigué par ses deux journées de démarches administratives, a payé pour en finir.
Nous décidons de prendre un peu de bon temps dans cet endroit qui n’est pas semblable à son homonyme au Brésil (d’après ce que l’on nous a dit) et partons manger dans un petit restaurant, ou plutôt gargote en bord de mer.
Puis l’après-midi, nous faisons une petite balade jusqu’au Cerro Calvaire qui surplombe la baie et la ville.
Le chemin est sale et surtout des graffitis sont présents sur chaque roche, marche, mur…etc.
La vue au sommet est superbe malgré tout et nous en profitons pour y faire une pause.
Nous redescendons en ville et faisons un petit tour sur le marché. Là, la saleté est omniprésente et n’incite pas à acheter.
Nous voyons même un chien léché des morceaux de poulets dans une caisse posée au sol et peu de temps après, la vendeuse exposer cette viande sur son étalage.
Nous pensons que nous ne mangerons pas beaucoup de viande dans ce pays, d’autant plus qu’il ne s’y trouve pas de supermarché !
Au soir, un couple d’allemands (Dagmar e Bernd Dangl) dont nous avions fait la connaissance à USHUAIA arrive au bivouac et c’est ensemble que nous allons à la frontière le samedi matin.
Après une heure de pourparlers, Vally obtient des policiers la restitution des 20 Sol que Bruno avait donné la veille. C’est l’avantage de bien parler espagnol !
Les formalités de sortie de Bolivie se passent vite et bien et il en est de même à notre nouvelle entrée au Pérou.
Le douanier qui me tamponne mon autorisation de circulation m’indique que l’on peut en demander gratuitement la prolongation dans toute douane du pays. Je lui explique qu’il faudrait alors en informer ses collègues de CUSCO car c’est face à leur refus que nous sommes devant lui !
Nous avons maintenant 90 jours pour nous et notre véhicule pour poursuivre notre périple au Pérou.
Nous reprenons la route vers PUNO et nous arrêtons un moment au bord du lac Titicaca pour quelques photos.
Puis nous nous arrêtons auprès d’un groupe de personnes qui s’activent au bord de la route. Ils sont occupés à désentortiller de grosses cordes de bateau pour ensuite les entortiller de nouveau pour faire des cordes plus fines. Un boulot fastidieux et qui n’est pas très lucratif !
Puis nous déjeunons (avec les doigts) avec nos amis dans une gargotte à CAPALLA avant que nos chemins ne se séparent. En effet, Bruno et Vally vont sur la presqu’île de CAPACHICA et nous à CUSCO.
Nous poursuivons notre route d’une traite jusqu’à CUSCO où nous arrivons très tard. Nous connaissons la route et notre but, mais il n’empêche que nous ne sommes pas très à l’aise à la nuit tombée car les conducteurs d’ici ne doivent pas savoir comment l’on baisse ses phares lorsque l’on croise un autre usager !
Nous serons cependant très heureux d’avoir choisi cette solution et d’être présent le dimanche 15 septembre 2013 à la fête Warichikuy sur le site de Sacsayhuaman.
/image%2F0059167%2F201209%2Fob_1dab83_planisphere-avec-parcours-prevu.gif)






